PPA : les opérations de lutte se poursuivent

Tanit Halfon | 19.02.2019 à 18:04:35 |
sanglier
© CR

La pose de la clôture autour de la zone blanche du département de la Meuse est terminée. 200 sangliers ont déjà été abattus.

La découverte de deux cas de peste porcine africaine sur des sangliers en dehors de la zone tampon belge, à seulement 1 kilomètre de la frontière française, avaient poussé les autorités sanitaires françaises à définir une « zone blanche à très haut risque », située le long de la frontière belge dans les départements des Ardennes et de la Meuse. L’idée : la délimiter par un clôture à environ 6 kilomètres de la frontière  et y abattre tous les sangliers.

Comme l’a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un récent communiqué de presse, la mise en œuvre de ces mesures avance. Au 11 février, toute la clôture délimitant la zone blanche dans le département de la Meuse, considéré comme le plus à risque, était posée. Restent encore environ vingt kilomètres de clôtures autour de la zone blanche dans le département des Ardennes. 193 sangliers ont déjà été abattus, à raison de 71 dans la zone de la Meuse, et 122 dans la zone des Ardennes. Selon le ministère, entre 100 et 250 animaux seraient encore présents. Du côté du réseau Sagir (réseau de surveillance épidémiologique de la faune sauvage), au 14 février, sur 186 prélèvements analysables issus de cadavres de sangliers trouvés sur le territoire, aucun n’est revenu positif pour la peste porcine africaine.

De plus, le ministère a annoncé le renforcement du dispositif de lutte. Ainsi, il est dès maintenant prévu de prolonger la clôture dans le département de Meurthe-et-Moselle, afin de « prévenir une éventuelle évolution défavorable de la situation sanitaire ». Les agents mobilisés pour la chasse, dont les forces armées, vont également « étendre leur périmètre d’action en périphérie de la zone blanche. » Enfin, un programme de dépistage virologique des sangliers abattus va compléter ces mesures, avec un dépistage prévu sur 20% des animaux abattus qui sera mis en place dans l’ensemble des zones réglementées. Jusqu’à présent, seuls les sangliers trouvés morts étaient soumis à une analyse de laboratoire.

Pour rappel, la maladie a été détectée le 12 septembre pour la première fois en Belgique, sur deux sangliers retrouvés morts dans la commune d’Etalle. Au 19 février, 494 cas de peste porcine africaine ont été confirmés sur le territoire belge (données de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire). A ce jour, l’origine de la maladie reste encore inconnue. Interrogé par nos soins, le porte-parole du Service public de Wallonie, Nicolas Yernaux, a précisé que « concernant les résultats ADN des premiers sangliers, c’est la juge d’instruction qui a saisi les carcasses qui est potentiellement en possession des résultats et qui ne les a à ce jour pas communiqué ». Seule certitude pour l’instant, « les résultats ADN du virus ont démontré qu’il avait des souches similaires au virus rencontré aux Pays Baltes, en Tchéquie et en Ukraine. » Il s’agit de virus appartenant au génotype II

Tanit Halfon
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