PPA : l’Efsa propose un plan de sortie de crise pour les pays touchés

Tanit Halfon | 09.03.2021 à 00:00:00 |
© iStock-Michel VIARD

L’Agence européenne a publié un guide détaillant les principes de surveillance à mettre en place pour pouvoir s’assurer de l’absence de circulation virale dans le compartiment sauvage.

L’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) vient de rendre publique un guide de stratégie de sortie de crise peste porcine africaine (PPA). Selon les experts, deux phases consécutives de surveillance doivent être mises en œuvre pour pouvoir établir l’absence de circulation virale parmi les populations de sangliers :

- Une période de surveillance de routine des sangliers (phase de dépistage) ;

- Suivie d’une période courte de surveillance intense (phase de confirmation).

Ces modalités de surveillance doivent être envisagées lors de périodes avec peu d’animaux infectées (c’est-à-dire difficilement détectables), et peu de carcasses positives. Par ailleurs, il ressort que l’efficacité de la stratégie de sortie augmente avec le nombre de carcasse collectées et testées. De plus, plus la période de surveillance est longue, plus cette stratégie s’avère efficace. De la même manière, une surveillance passive active augmente la performance de la stratégie. de Enfin, la surveillance active, via la chasse, n’apparaît pas comme un paramètre impactant fortement l’efficacité de la stratégie de sortie.

Pour ces deux périodes, une différenciation est faite entre les pays qui ont mis en place un stratégie d’éradication (exemple de la Belgique ou de la République Tchèque), ceux qui ont opté pour une stratégie de contrôle de la maladie (exemples de l’Estonie et la Lettonie)

Ceci dit, malgré ces recommandations, les experts soulignent qu’il existe encore des inconnus dans l’épidémiologie de la maladie, notamment concernant les points suivants :

- Persistance des anticorps maternels, et la durée de l’immunité chez les animaux ayant survécu à la maladie ;

- Durée de transmission possible au sein du compartiment sauvage pour les sangliers ayant survécu ;

- Rôle des vecteurs, dans la transmission mécanique ou biologique, en Europe ;

- Réduction de la virulence en lien avec une longue période d’exposition (exemple de la Sardaigne) et impact sur la circulation virale.

Tanit Halfon
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