PPA : Didier Guillaume demande l’extension de la zone blanche

Tanit Halfon | 29.03.2019 à 11:30:38 |
carte clôture PPA
© Ministère de l'Agriculture

A l’occasion d’une visite en Meurthe-et-Moselle, le ministre de l’agriculture a demandé la création d’une zone blanche dans le département.

La lutte contre la peste porcine africaine continue. La pose des 100 kilomètres de clôtures, dans les départements des Ardennes, de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle, est pratiquement terminée. En parallèle, le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Didier Guillaume, a demandé l’extension de la zone blanche au département de Meurthe-et-Moselle, afin d’obtenir un « bouclier de protection en préventif ». Dans cette zone, aux actions de dépeuplement des sangliers se rajouteront aussi des restrictions sur les activités forestières de loisir ou professionnelles comme cela est déjà le cas dans les départements des Ardennes et de la Meuse.

Pour rappel, la confirmation en janvier de deux cas de peste porcine africaine sur des sangliers en dehors de la zone tampon belge, à seulement 1 kilomètre de la frontière française, avaient poussé les autorités sanitaires françaises à définir une « zone blanche à très haut risque », située le long de la frontière belge dans les départements des Ardennes et de la Meuse. L’idée : la délimiter par un clôture à environ 6 kilomètres de la frontière  et y abattre tous les sangliers. Il avait été décidé par la suite de prolonger cette clôture dans le département de Meurthe-et-Moselle afin de « prévenir une éventuelle évolution défavorable de la situation sanitaire ». En outre, un programme de dépistage virologique des sangliers abattus a rapidement complété ces mesures, avec un dépistage prévu sur 20% des animaux abattus dans l’ensemble des zones réglementées. Auparavant, seuls les sangliers trouvés morts étaient soumis à une analyse de laboratoire.

La peste porcine africaine a été détectée le 12 septembre pour la première fois en Belgique, sur deux sangliers retrouvés morts dans la commune d’Etalle. Au 19 février, 494 cas de peste porcine africaine ont été confirmés sur le territoire belge (données de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire). A ce jour, l’origine de la maladie reste encore inconnue. Interrogé par nos soins, le porte-parole du Service public de Wallonie, Nicolas Yernaux, a précisé que « concernant les résultats ADN des premiers sangliers, c’est la juge d’instruction qui a saisi les carcasses qui est potentiellement en possession des résultats et qui ne les a à ce jour pas communiqué ». Seule certitude pour l’instant, « les résultats ADN du virus ont démontré qu’il avait des souches similaires au virus rencontré aux Pays Baltes, en Tchéquie et en Ukraine. » Il s’agit de virus appartenant au génotype II.

Pour visualiser l’emplacement des clôtures et le bilan du plan de lutte, cliquez sur ce lien

Tanit Halfon
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