« Pour une transformation du dispositif et une approche globale de la sécurité sanitaire »

Marine Neveux | 29.03.2018 à 14:14:06 |
Benoit Assémat est conseiller sécurité sanitaire à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ).
© ANTHONY LE BRETON

Enjeux sanitaires, sociétaux et alimentaires : quelles gestions, quelles améliorations sont possibles au regard des crises récentes ? Interview de Benoit Assémat (T 83), inspecteur général de santé publique vétérinaire et expert au département risques et crises de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ).

Vous avez quitté, en 2016, la présidence de la Fédération des syndicats vétérinaires de France (FSVF) que vous avez tenue pendant près d’une décennie. Quel bilan en faites-vous ? Quels sont les chantiers qui vous ont marqué ? 
Je retiens d’abord de ces neuf années la satisfaction d’avoir pu organiser une instance de dialogue et d’échange entre les différents syndicats, capable de représenter la profession vétérinaire de façon unitaire, tout en respectant la diversité de ses membres. Aujourd’hui, la fédération (née en 2005) est reconnue, aussi bien par les instances professionnelles que par les pouvoirs publics, comme un interlocuteur privilégié pour l’ensemble des sujets d’intérêt pour notre profession. Ce pari n’était pas gagné d’avance, car la FSVF devait prendre sa place en apportant une valeur ajoutée par rapport à l’action séparée de chaque syndicat. C’est la volonté de réussir de tous ses administrateurs qui lui a permis de réussir ce pari. Je tiens à souligner particulièrement l’action de notre confrère Claude Andrillon, qui a joué un rôle majeur, notamment pour développer le dialogue entre les différents syndicats de vétérinaires praticiens.
Les sujets abordés ont été nombreux : formation, médicament, gouvernance sanitaire, approfondissement des partenariats entre le public et le privé, etc. 
Avoir installé la fédération dans le paysage de la profession est donc le principal résultat que je retiens. Mais il ne s’agit que d’une étape. L’équipe animée par notre confrère Jean-Yves Gauchot en franchira d’autres, car il est essentiel que la profession parle d’une seule voix sur les sujets communs à tous les vétérinaires.
Nous avons mené un travail institutionnel au sein du conseil d’administration, mais aussi en petits groupes sur des sujets spécifiques tels que le médicament vétérinaire. On se souvient à quel point la profession a été menacée, notamment sur la délivrance du médicament. Le fait d’avoir une fédération permet à chacun d’écouter les arguments et la position des autres, étape indispensable pour rechercher le consensus et les compromis. Sur plusieurs dossiers, la FSVF a collaboré avec d’autres organisations (conseil de l’Ordre, organismes techniques) : je pense notamment au groupe de travail sur le mandat sanitaire, qui a permis d’avancer sur des sujets comme la certification officielle.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 12-13 de La Semaine Vétérinaire n° 1757.

Marine Neveux
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