Plein engagement des vétérinaires de la SPA pour la protection animale

Serge Trouillet | 15.02.2018 à 14:39:13 |
Chat à la SPA
© Okssi68 – iStock

Près d’une centaine de personnels vétérinaires exercent leur métier au sein de la SPA ; une médecine préventive et de collectivité, avec de nombreuses entrées-sorties, qu’ils pratiquent au quotidien dans un esprit de plein engagement pour la protection animale. Éclairage sur la première association de protection animale en France et témoignages de quelques-uns de ses vétérinaires.

En recueillant à elle seule près de la moitié des 100 000 animaux abandonnés chaque année en France, la SPA est la plus importante association de protection animale nationale. Elle est également la plus ancienne. Son premier combat, lors de sa création en 1845, visait la protection des chevaux que les cochers parisiens maltraitaient. L’institution elle-même affichait une petite forme lorsque sa présidente bénévole, Natacha Harry, a été élue pour son premier mandat en 2013 : « Elle sortait de plus de trois ans d’administration judiciaire, désorientée et sans projet. Il nous fallait la réorganiser, la moderniser, et nous nous félicitons de l’avoir ancrée dans son époque. »
Parmi les actions concrètes menées depuis lors, la création, dans l’Orne, du Grand Refuge, dédié aux équidés ayant parfois subi « d’innommables maltraitances », réjouit tout particulièrement la présidente, de même que le plan global de rénovation des sites de l’association mis en œuvre depuis 2014 ; un plan pluriannuel d’investissement d’environ 50 millions d’euros : « Nous affirmons ainsi la dimension qualitative de la SPA, qui non seulement recueille des animaux abandonnés, mais leur apporte au sein de ses structures une qualité de vie que nous considérons comme digne de ce qu’ils méritent. »

Du quotidien de terrain aux combats éthiques
Si les animaux recueillis sont identifiés, stérilisés, vaccinés, hébergés et sociabilisés pour être proposés à l’adoption, la protection animale est également nourrie au quotidien, pour l’association, d’enquêtes de terrain allant du conseil éclairé jusqu’au retrait de l’animal, en collaboration avec les forces de l’ordre s’il est en danger, en passant par le suivi après l’adoption et la lutte anti-trafic. Elle se prolonge même par la voie judiciaire quand elle concerne les grands combats éthiques que la SPA mène contre la chasse à courre, la corrida, les conditions indignes d’abattage des animaux d’élevage, la fourrure ou encore l’expérimentation animale. Souvent en s’appuyant sur le savoir-faire spécifique d’autres associations militantes.
Tout cela a un coût, et Natacha Harry se félicite de l’extrême générosité des Français en faveur de la cause animale : « Leurs dons et legs sont indispensables. Les gens nous soutiennent parce que nous sommes reconnus pour notre engagement sérieux sur le terrain. L’obtention en 2016 du label Don en confiance, et notre dernier contrôle par la Cour des comptes, qui a attesté les aspects vertueux de notre gestion, sont de nature à renforcer la confiance de nos donateurs. Je rappelle que nous n’avons aucun financement de l’État. »

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 38-44 de La Semaine Vétérinaire n° 1751.

Serge Trouillet
1 commentaire
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michele le 21-02-2018 à 10:43:45
Tant que les dispensaires de la SPA feront des actes à 50 ou 60 % de moins que des tarifs privés à des personnes autres que les démunis ,la SPA sera mal considérée par un grand nombre de véterinaires .
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