Pharmacovigilance : une baisse de 3% des déclarations en 2019

Michaella Igoho-Moradel | 28.10.2020 à 16:15:53 |
Pharmacovigilance vétérinaire
© Andrey Bukreev

Selon l’Agence nationale du médicament vétérinaire, en 2019 le nombre total de déclarations de pharmacovigilance a légèrement baissé par rapport à 2018. Les carnivores domestiques sont toujours les plus concernés par les signalements.

Comme chaque année, l’Agence nationale de sécurité sanitaire-Agence nationale du médicament vétérinaire (Anses-ANMV) a publié le 26 octobre son rapport sur la surveillance des médicaments vétérinaires en post-autorisation de mise sur le marché (AMM) pour 2019. Sur l’année de référence, 4 605 déclarations de pharmacovigilance ont été transmises à l’agence soit une baisse de 3% par rapport à 2018. « Une partie de la diminution du nombre total observée en 2019 est liée à un arrêt temporaire de la transmission des cas humains par les centres antipoison humains (CAP) sur les derniers mois de l’année 2019. Cet arrêt, lié à un changement d’outil informatique, a entraîné une diminution de 20 %du nombre des cas humains par rapport à 2018 » explique l’agence.

Les déclarations de suspicion de manque d’efficacité en hausse 

La majorité des déclarations concerne des effets indésirables chez l’animal (78 %). En 2019, les carnivores domestiques sont davantage concernés par les déclarations (80 %), devançant ainsi les autres espèces telles que les bovins. Sur la période de référence, un total de 5543 médicaments a été impliqué dans les 4605 déclarations. À noter qu’une déclaration peut concerner plusieurs médicaments. L’agence note également que les vaccins (37 %) demeurent les principaux produits incriminés dans un événement indésirable pour la plupart des espèces. Seuls les signalements au sujet des chats et des abeilles portent majoritairement sur les antiparasitaires externes (18 %). Par ailleurs, le nombre de déclarations de suspicion de manque d’efficacité continue à augmenter (15 % en 2019 contre 8 à 10 % les années précédentes). « Entre 2011 et 2019, ce nombre a augmenté de 83 % et cette évolution s’est accentuée depuis 2017. À titre de comparaison, le nombre de déclarations qui concernent des effets indésirables au sens strict du terme chez l’animal a, entre 2011 et 2019, augmenté de 31 % » détaille l’ANMV.

Des RCP modifiés

Ces signalements ont été à l’origine de modifications de Résumés des Caractéristiques des Produits (RCP). Ces modifications ont concerné 77 médicaments en 2019 contre 71 en 2018. « Cette évaluation des données de pharmacovigilance a permis principalement de compléter la rubrique « effets indésirables » du RCP en ajoutant de nouveaux signes cliniques ou en modifiant leur incidence d’apparition, mais ces données ont également permis d’ajouter des mises en gardes / contre-indications et précautions d’emploi » souligne l’agence.

 

 

Michaella Igoho-Moradel
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK