Ouverture d’un nouveau centre de retraite pour les primates d’expérimentation

Clothilde Barde | 25.03.2019 à 10:50:58 |
singe
© 4FR - iStock

Un lieu inédit en France pour accueillir les primates issus de protocoles de recherche biomédicale a ouvert ses portes le 7 mars dernier.

C’est une première en France: les primates issus de laboratoires de  recherche biomédicale pourront être accueillis dans un zoo-refuge au lieu d’être euthanasiés.
Un usage en recherche encore nécessaire
L’utilisation d’animaux pour la recherche biomédicale reste une exigence scientifique et réglementaire dans le monde entier actuellement. Or, des méthodes alternatives à l’utilisation des animaux se développent mais elles ne remplacent encore que rarement les modèles animaux (souris, rats, poissons (Danio) et en quantité beaucoup plus faible, chiens, lapins, chevaux et primates (macaques)). Cependant, la réglementation prévoit que, si les conditions sont réunies, ces animaux peuvent une fois l’étude terminée, quitter l’établissement de recherche et être adoptés ou hébergés.
Une possibilité de « retraite »
Ainsi, actuellement les animaux domestiques (chien, chats, chevaux, rongeurs) peuvent bénéficier des réseaux de refuges existants. Toutefois les primates, dont l’hébergement requiert certaines exigences, n’avaient jusqu’à présent aucune structure en France en mesure de les accueillir. C’est pourquoi suite à un long travail de l’association Groupement de Réflexion et d'Action pour l'AnimaL (GRAAL) et des établissements de recherche réunis au sein du groupe interprofessionnel de réflexion et de communication sur la recherche (GIRCOR), le zoo-refuge La Tanière vient d’ouvrir ses portes à 11 primates près de Chartres. Ce dernier, encore en cours de construction, dispose déjà d’une clinique vétérinaire dirigée par le docteur Florence Ollivet-Courtois, spécialiste internationale de la médecine des animaux sauvages et a prévu d’accueillir une quinzaine de primates par an. La Tanière devrait ouvrir ses portes au public en 2020 pour présenter ces primates ainsi que les autres animaux sauvages (ours, des loups…) recueillis après retrait des particuliers ou  professionnels qui ne pouvaient plus en assurer les soins. Enfin, dans le même temps, un Fonds de Dotation baptisé Rock & Heart a été créé afin d’aider à financer les soins aux animaux et l’équipement du parc.

Clothilde Barde
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