Optimiser l’immunité pour lutter contre la parvovirose du nouveau-né

Marina Chaillaud | 01.02.2018 à 14:36:59 |
Des chiots
© GoodLifeStudio – iStock

A la fois sources de protection et de transmission du parvovirus, les mères reproductrices doivent faire l’objet de toutes les attentions dans la lutte contre la maladie, qui inclut une bonne prise colostrale, un protocole vaccinal adapté et une gestion sanitaire optimale.

La mère joue un rôle ambivalent dans l’infection par le parvovirus chez les chiots, rappelle notre confrère Aurélien Grellet à l’occasion d’une soirée sur le thème « parvovirus et immunité », organisée par NeoCare, le 11 janvier dernier à l’ENVT. En effet, la mère confère à ses chiots la meilleure des protections contre le parvovirus canin-2 (CPV2) grâce aux anticorps colostraux. C’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles il faut absolument prioriser une bonne prise colostrale, notamment très précoce (dans les 8 premières heures de vie). 
Peser les nouveaux-nés pour estimer le degré de protection
Dans le cas de la parvovirose, la distinction entre « malade » et « non malade » doit être nuancée. Chez les chiots, la sévérité de l’expression clinique (vomissements, diarrhées hémorragiques, anorexie, déshydratation, mort) est inversement corrélée à la concentration sanguine en anticorps-colostraux. Or les chiots ne sont pas tous protégés de la même façon à la naissance, puisque le colostrum n’est pas de la même qualité d’une chienne à l’autre, et que la prise colostrale n’est pas égale au sein d’une même portée. Il est estimé qu’à 2 jours de vie, près de 40 % des chiots dans un élevage donné n’auraient pas acquis le taux d’anticorps protecteur minimal contre le CPV2.
Afin d’estimer le degré de protection d’un chiot, il suffit de le peser à la naissance et à 2 jours de vie. C’est le sujet d’une large étude NeoCare : le taux de croissance entre la naissance et l’âge de 2 jours est fortement corrélé à la qualité de transfert de l’immunité colostrale. Une perte de poids dans ce délai correspond à une faible concentration sanguine en anticorps anti-CPV2 chez le chiot. 

Extrait d’un article à paraître dans La Semaine Vétérinaire n° 1749 du 2/2/2018

 

Marina Chaillaud
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