Oncologie et urologie félines au congrès de l’ISFM

Anne-Claire Gagnon | 07.02.2019 à 14:54:42 |
La technique de dérivation pyélovésicale extra-urétérale (ou subcutaneous ureteral bypass, SUB) est actuellement le traitement de choix des urétérolithiases.
© Sébastien Etchepareborde, CHV des Cordeliers, Meaux

La chimiothérapie ne doit pas être redoutée, les urétérolithiases sont à rechercher précocement, le dosage de la SDMA peut changer la donne en matière de maladie rénale : tels sont quelques-uns des messages délivrés lors de la dernière rencontre européenne des vétérinaires félins.

Le congrès européen de médecine féline, organisé par l’International Society of Feline Medicine (ISFM), qui s’est déroulé fin juin à Sorrente (Italie), a rassemblé plus de 600 vétérinaires venus de 35 pays, dont une délégation française d’une douzaine de confrères, autour des thématiques de l’oncologie et de l’urologie.

Expliquer au propriétaire le cancer du félin
Près de 25 % des chats vont souffrir d’un cancer au cours de leur vie, et au-delà de 10 ans, il s’agit de la première cause de mortalité. Cependant, tous les praticiens généralistes ne sont pas confiants dans l’efficacité des traitements, connaissent mal les protocoles et redoutent les effets secondaires, a précisé David Vail, professeur d’oncologie à l’université du Wisconsin (États-Unis). Lesquels sont assez limités chez le chat, inférieurs à 3 à 5 % des cas, avec une toxicité médullaire, des pertes de poils de garde et des moustaches, ainsi que des troubles gastro-intestinaux plus inconfortables (vomissements, nausées). La cytotoxicité des produits frappe les cellules à renouvellement rapide (la moelle, les poils, les cellules intestinales).
Les chimiothérapies sont désormais pratiquées dans des centres spécialisés, qui suivent des recommandations venant d’être adoptées par l’Acvim, stipulant notamment que le protocole établi pour chaque animal doit être vérifié par deux soignants indépendants, des points rassurants pour le praticien comme pour son client, a souligné Juan Borrego (Valence, Espagne).
Les normes de sécurité pour le personnel sont essentielles, elles intègrent une hotte lors de manipulation de poudre ou d’aérosol, le port de gants, de lunettes, d’une blouse à usage unique et de chaussures de sécurité. Un dispositif de transfert du produit depuis le flacon jusqu’à la seringue, Equashield®, garantit la protection de la personne qui réalise l’injection intraveineuse.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 18-19 de La Semaine Vétérinaire n° 1795.

Anne-Claire Gagnon
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