« N’abandonnez plus les cochons d’Inde dans la nature »

Bénédicte Iturria | 22.02.2019 à 10:35:21 |
Cochon d'Inde
© istock-Ugreen

En Belgique, deux vétérinaires lancent un appel dans les médias afin de lutter contre les abandons de cochons d’Inde dans la nature. 

À quelques jours d’intervalles durant la deuxième semaine de février, des promeneurs ont trouvé des jeunes cochons d’Inde dans une forêt de la commune flamande de Vosselaar dans la province d’Anvers. L’un d’entre eux, une femelle gestante, gisait morte dans une flaque et son compagnon d’infortune tournait désespérément autour d’elle. Les animaux ont été conduits à la clinique de la vétérinaire Kathleen Lanslots. Quelques jours plus tard, c’est une femelle d’à peine 6 mois, malnutrie, déshydratée et elle aussi gestante qui a été découverte. Les  deux cobayes sont actuellement soignés à Marumoto, un refuge pour NAC dans lequel officie notre consoeur Eva Stoffels et qui compte plus de 200 cochons d’Inde. L’abandon de rongeurs et de lapins domestiques dans la nature est hélas un phénomène de plus en plus fréquent selon ces deux consœurs. Elles se sont donc exprimées dans les médias pour dénoncer cette pratique et sensibiliser les propriétaires et les futurs acquéreurs. 
« Arrêtez, les animaux ne survivront pas » a lancé Kathleen Lanslots. Elle a ainsi expliqué : « Ces animaux restent généralement sur place car ils ne savent pas quoi faire. Ils sont donc une proie facile pour les prédateurs ou meurent tout simplement de faim… Beaucoup de gens veulent se donner bonne conscience en les laissant partir, mais ce n'est pas la bonne méthode. Le mieux est de les amener dans un refuge s’il n’est pas possible de les garder. Et surtout de bien réfléchir avant d’acheter un cobaye. » Pour Eva Stoffels ce type de comportement n’est pas uniquement imputable à des propriétaires privés. Il concerne également des éleveurs. Selon la vétérinaire, « c'est un phénomène très triste. Des gens élèvent des cobayes dans une grange ou dans un garage, souvent dans des conditions épouvantables. Si les animaux sont trop petits ou trop nombreux, ils sont simplement jetés. Ce sont des pratiques qui ne peuvent pas vraiment être contrôlées ». 

Bénédicte Iturria
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