Médicaments : anticiper les ruptures

Michaella Igoho-Moradel | 13.12.2018 à 15:22:50 |
Etagère de médicaments
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L’Agence nationale du médicament vétérinaire (Anses-ANMV) a élaboré, avec les acteurs du marché, des bonnes pratiques pour la gestion de l’approvisionnement en produits et faire face au risque de pénurie. Objectif : prendre des dispositions le plus en amont possible.

En quelques années, les ruptures de stock de médicaments vétérinaires sont devenues de plus en plus fréquentes. Une problématique quotidienne à laquelle de nombreux vétérinaires sont confrontés. Dans une enquête publiée en septembre 2017 par La Semaine Vétérinaire, 91 % des praticiens interrogés déploraient en effet le manque de certains médicaments tels que des vaccins (majoritairement pour les volailles), des antibiotiques ou encore des antiparasitaires. Un phénomène qui pénalise tout aussi bien les vétérinaires que les laboratoires et les centrales d’achat. Lors de sa première journée d’échanges avec les parties prenantes, l’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV), adossée à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), s’est dite à l’écoute des acteurs du marché du médicament vétérinaire afin de trouver des solutions. Lors d’un atelier sur les ruptures de stocks, industriels, vétérinaires, distributeurs en gros, éleveurs, ont pu exprimer leurs attentes et leurs difficultés. Les vétérinaires participants ont notamment souhaité la création d’un observatoire des ruptures. À l’issue de la rencontre, Jean-Pierre Orand, directeur de l’ANMV, retenait la nécessité d’une plus grande transparence sur ce sujet via la diffusion d’informations sur le site de l’agence, la mise en place d’un guide de bonnes pratiques afin de gérer au mieux les ruptures de stock et des solutions alternatives à adopter dans ces situations. Un peu plus d’an après cette rencontre, l’heure est déjà à un premier bilan. Début 2018, un groupe de travail, composé de représentants d’industriels (Syndicat de l’industrie du médicament et réactif vétérinaires, SIMV), de distributeur en gros (Fédération de la distribution du médicament vétérinaire, FDMV), de vétérinaires (Société nationale des groupements techniques vétérinaires, SNGTV) et de l’agence, a été mis en place pour « réfléchir à l’amélioration de la communication dans les situations de rupture, afin d’en assurer une gestion optimale, d’anticiper et d’orienter, le cas échéant, vers des solutions alternatives. »

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 40-45 de La Semaine Vétérinaire n° 1789.

Michaella Igoho-Moradel
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