Leviers d’actions pour réduire les émissions d’ammoniac en élevages de bovins - Le Point Vétérinaire.fr

Leviers d’actions pour réduire les émissions d’ammoniac en élevages de bovins

Clothilde Barde

| 13.11.2023 à 13:30:00 |
© fotografixx

L'Idele (Institut de l'élevage), Interbev (Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes) et le CNIEL (Centre National Interprofessionnel de l'Economie Laitière) ont publié un document de synthèse des résultats et des recommandations issus de l’étude RumiNH3 menée en 2022 par l’Idele et le Citepa (association indépendante qui guide les acteurs de la transition écologique en France).

Sont présentés les leviers d’actions existants pour réduire les émissions d’ammoniac en élevages bovins, notamment au niveau du stockage et de la gestion des effluents, avec leurs avantages, leurs points de vigilance, les coûts et co-bénéfices pour l’éleveur, dans un document de synthèse publié le 9 octobre 2023 sur le site Interbev. En effet, l'ammoniac, produit pour 94 % en France par les activités agricoles (22% par les élevages de bovins), a un impact important sur la santé humaine mais aussi sur l'acidification et l'eutrophisation des milieux naturels. Or, les récentes réglementations européenne et nationale prévoient de réduire les émissions de méthane de 13 % à l'horizon 2030 par rapport à 2005. A l'échelle des élevages de bovins, deux facteurs prépondérants agissent sur le niveau d'émission de méthane entérique: la nature des déjections (plus d'ammoniac émis par les lisiers que par le fumier) et le temps de présence des animaux en bâtiments (plus il augmente, plus les émissions augmentent). Toutefois, comme l'indique le rapport, les leviers de changement sont plus ou moins faciles à mettre en place en élevage (optimisation des pratiques ou investissements plus importants) et ils dépendent de la taille et du type d’exploitation (laitier ou allaitant).

Des leviers multiples

Ainsi, le document propose plusieurs solutions techniques permettant de réduire les émissions d'ammoniac. Il  est possible d'ajuster l'alimentation protéique des vaches laitières en bâtiments, d'augmenter la fréquence de raclage de l'aire d'exercice, de couvrir les fosses à lisier, de gérer de façon optimisée l'épandage des déjections, d'augmenter la durée de présence au paturage et enfin, de limiter le recours à la fertilisation minérale. Il faut donc "mieux gérer et valoriser l’azote contenu dans l’alimentation animale, les effluents d’élevage et les fertilisants, mais aussi diminuer la volatilisation de l’ammoniac au bâtiment ou au stockage des déjections pour obtenir, outre une réduction directe de la pollution atmosphérique, les co-bénéfices environnementaux" indique la publication.

Clothilde Barde

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