Les vétérinaires européens face aux nouveaux enjeux

Karin de Lange | 06.12.2018 à 14:06:24 |
Salle de l’Assemblée générale de la FVE
© Karin de Lange

Les ordonnances électroniques, les chaînes de cliniques, la télémédecine, le bien-être animal, le Brexit… ont été, en novembre, au centre des discussions des instances représentatives de la profession au niveau européen.

Faire face aux changements » aurait pu être le thème de la dernière assemblée générale (AG) de la Fédération vétérinaire européenne (FVE) qui s’est déroulée à Rome (Italie), début novembre, et à laquelle ont participé quelque 150 délégués provenant de plus de 30 pays. 

Les cabinets “corporates” s’ancrent dans le paysage professionnel
Plusieurs domaines clés de l’initiative VetFutures ont été abordés, y compris les nouvelles formes d’entreprise. « Les “corporates” sont désormais bien établis en Europe, avec plus de 50 % du marché vétérinaire dans certains pays », a rapporté Torill Moseng (Norvège), vice-présidente de l’Union européenne des vétérinaires praticiens (UEVP), lors de l’AG de celle-ci, le 8 novembre. « Toutes les principales cliniques en Norvège ont été achetées par l’un des deux principaux acteurs, Evidensia ou Anicura, ce dernier ayant récemment été acquis par Mars ». Au Royaume-Uni, l’une de ces entreprises est même sur le point d’ouvrir une école vétérinaire privée. Si cette forme d’exercice apporte un certain nombre d’avantages pour les vétérinaires impliqués, il est clair « .que ces entreprises sont mues par des résultats économiques », ce qui peut avoir une incidence sur leurs employés et leur liberté clinique. « Il est essentiel que nous continuions à garder un dialogue avec ces entreprises et à veiller aux intérêts de nos collègues ».

Intégrer les outils numériques à la pratique
« Adopter l’innovation », un autre sujet d’intérêt de VetFutures Europe, a également fait l’objet de présentations. « Nous vivons dans le monde du big data », a confirmé Denis Avignon, vice-président de l’Ordre national des vétérinaires français lors de sa présentation à Rome. « En tant que vétérinaires, nous serons bientôt confrontés à une nouvelle façon de pratiquer. » Étant donné le développement rapide des technologies dans le domaine des capteurs physiologiques, la profession vétérinaire doit s’impliquer davantage. « La télémédecine doit faire partie intégrante de la formation initiale des vétérinaires et de la formation permanente », a-t-il martelé, en exhortant ses collègues à réfléchir à un modèle économique et à définir juridiquement les règles pour les objets connectés dans le domaine vétérinaire. « Si nous ne faisons rien, d’autres le feront à notre place », a-t-il prévenu. Autre signe d’évolution vers le digital, la British Small Animal Veterinary Association (BSAVA) développe désormais des outils de formation permanente en ligne pour les vétérinaires « qui vivent tous sur leurs téléphones », a témoigné Freda Scott-Park, présidente de The Links Group (Grande-Bretagne). La BSAVA propose ainsi une bibliothèque en ligne, dont une grande partie est libre d’accès. Le système comporte des outils de recherche performants et faciles à utiliser, avec la possibilité d’explorer ou d’acheter des contenus par chapitre.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10-11 de La Semaine Vétérinaire n° 1788.

Karin de Lange
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