Les vétérinaires de plus en plus diffamés sur les réseaux sociaux

Serge Trouillet | 25.01.2018 à 14:31:24 |
veterinaire déprimé devant un écran suite à des diffamations, Marianne Van den Plas
© Mokee81 – iStock

La diffamation via Facebook, Twitter, Instagram, etc. constitue une source préoccupante d’inquiétude. Elle relève quasiment, pour la profession, du quotidien.

Les vétérinaires seraient-ils désignés comme des cibles idéales sur les réseaux sociaux ? Tout récemment, la clinique vétérinaire toulousaine Occitanie s’est émue d’un « déferlement de commentaires préjudiciables » pour son établissement, à la suite de l’appel à la solidarité lancé dans La Dépêche du Midi par la propriétaire du chien Happy. Si la cagnotte a dépassé le montant (2 000 €) de l’opération de son animal, qui a été sauvé en urgence après un consentement libre et éclairé, l’opération s’est mue en campagne de dénigrement de la clinique, qui a porté plainte. 

Un post dévastateur
Pour Marianne Van den Plas, le torrent de haine déclenché à son endroit par un post sur la page Facebook d’une association de protection animale a été dévastateur. Elle avait euthanasié, dans le strict respect des règles déontologiques, un chien non identifié et dangereux qui avait déjà fait l’objet de plusieurs plaintes pour morsures, et qu’aucune association de protection des animaux n’acceptait de prendre en charge. Présenté sous la forme d’une histoire tragique racontée par un chien, à la première personne, victime de la barbarie des humains qui l’ont assassiné, avec nom et adresse de la clinique incriminée, le post vengeur et cyniquement mensonger se répand alors comme une tache d’huile sur les réseaux sociaux. 
Il s’ensuit immédiatement un harcèlement téléphonique qui l’empêchera totalement de travailler pendant plusieurs mois, des propos orduriers tagués sur son enseigne et sur les murs avoisinants, ses poubelles renversées puis brûlées, les portes de sa clinique et de son logement forcées. Mains courantes et plaintes se succèdent. Mais plus de deux ans après, Marianne Van den Plas n’a toujours aucune nouvelle des suites qui leur ont été données ! Et son préjudice est réel : « Après avoir vécu plusieurs mois catastrophiques, je commence seulement à me rapprocher de mon chiffre d’affaires antérieur. J’ai perdu des clients qui estiment qu’il n’y a pas de fumée sans feu ! J’ai finalement eu la paix lorsque les diffamateurs se sont trouvé d’autres proies. »

Retrouvez l'intégralité de cet article en page 12 de La Semaine Vétérinaire n° 1748.

Serge Trouillet
2 commentaires
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spi74 le 26-01-2018 à 17:27:21
on est jugé négativement par des gens minables qui sont aigris et dont le mode de fonctionnement est l'insatisfaction chronique .
les avis positifs parfois et sur demande de clients fidèles .
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FW dubitatif le 28-01-2018 à 21:47:44
Sans oublier ce qui se passe dans les groupes semi-privés FB et autres. La diffamation, touchant parfois à la médisance voire à l'insulte, n'a d'égale que la faiblesse de la syntaxe couramment utilisée.

Une vraie plaie, avec laquelle nous devrons composer de plus en plus (encore une !), comme l'ont déjà appris d'autres secteurs, subissant régulièrement des attaques +/- justifiées à l'initiative de quelques manipulateurs.
Ce monde va vraiment de travers...
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