Les réseaux de cliniques vétérinaires : grandes manœuvres sur tout le territoire

Serge Trouillet | 03.05.2018 à 14:48:16 |
molécules
© BlackJack3D - iStock

L’essor des réseaux de cliniques vétérinaires (incluant les cabinets) en France a été rendu possible au début des années 2010 par l’évolution de la législation. Très vite, le modèle de l’intégration financière des réseaux de compétences managériales, ou réseaux intégrés d’établissements de soins vétérinaires, essentiellement en canine, s’est imposé. Aujourd’hui, plusieurs groupes aux ambitions nationales développent des stratégies différentes partout sur le territoire.

Les modifications de la législation réglementant la profession vétérinaire, issues de la transposition de la directive “services” de 2006 (décret du 8 juillet 2010 et loi Ddadue1 du 16 juillet 2013), ont entraîné de nombreux changements dans la façon d’exercer. Des structures vétérinaires se sont développées, étendues, rapprochées, ont fusionné.
Des groupes se sont constitués sous la forme de sociétés d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL), de sociétés de participation financière des professions libérales (SPFPL), sur plusieurs sites, avec 15 ou 20 associés, parfois davantage, notamment dans l’élevage spécialisé et parfois en mixte, avec une gouvernance globale fondée sur une délégation de pouvoir, et des chiffres d’affaires dépassant parfois 20 millions d’euros.
À l’instar de ce que l’on rencontrait déjà chez nos voisins européens, des réseaux ont également émergé ou se sont développés. Pour la plupart, des réseaux de compétences techniques : de garde à l’échelle locale, de spécialistes, de référencement, de négociation commerciale, de commercialisation en ligne, entre autres. Beaucoup moins nombreux sont les acteurs du développement des réseaux de compétences managériales, essentiellement en canine. Ces réseaux ont pour point commun la prise en charge des activités liées à la gestion d’entreprise au sein des cliniques membres. À la différence des réseaux de compétences, ils proposent une intégration plus forte, verticale.

Serge Trouillet
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