Les nutriments d’origine animale sont essentiels, affirme la FAO - Le Point Vétérinaire.fr

Les nutriments d’origine animale sont essentiels, affirme la FAO

Tanit Halfon

| 03.05.2023 à 18:12:00 |
© iStock-JannaDanilova

Selon un récent rapport de l’Organisation internationale, la viande, les œufs et le lait sont des « sources essentielles de nutriments difficile d’accès dans le cadre d’une alimentation végétale ».

Dans un nouveau rapport, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’est penchée sur les données scientifiques disponibles dans la littérature, sur l’intérêt nutritionnel des aliments d’origine animale (animaux terrestres). L’élaboration de ce document avait été décidée lors de la 27 sessions du comité de l’agriculture de la FAO en octobre 2020 ; il entre dans le cadre d’une évaluation globale de la contribution de l’élevage à la sécurité alimentaire, aux systèmes agroalimentaires durables, à la nutrition et aux régimes alimentaires sains. D’autres documents suivront. Pour cette première publication, plus de 500 articles scientifiques, et 250 documents d’orientation ont été inclus dans l’analyse, qui est décrite dans le communiqué de presse associé, comme « la plus complète à ce jour des avantages et des risques de la consommation d’aliments d’origine animale ».

La conclusion est que « la viande, les œufs, et le lait offrent des sources essentielles de nutriments particulièrement nécessaires qu’il est difficile d’obtenir dans le cadre d’une alimentation végétale », notamment d'avoir des protéines de haute qualité, des acides gras essentiels, du fer, du calcium, du zinc, du sélénium, de la vitamine B21, de la choline et des composés bioactifs (carnitine, créatinine, taurine).

Des effets positifs sur la santé

Suivant la phase de vie, il y a des effets positifs démontrés. Par exemple, il apparaît que la consommation de lait et produits laitiers pendant la grossesse augmente le poids de naissance. Chez les adultes de manière générale, la consommation de lait et produits laitiers, notamment de yaourt, est associée à des effets positifs vis-à-vis du risque d’hypertension, d’accident vasculaire cérébral, diabète de type 2, cancer du sein, obésité, ostéoporose….Pour les enfants et adolescents, la consommation de ces produits a des effets positifs sur le poids avec une réduction de la surcharge pondérale et de l’obésité. Pour la viande rouge, la consommation modeste de viande non transformée (9 à 71g par jour) est associé à un risque minimal pour la santé ; par contre, la consommation même de faible ampleur peut augmenter le risque de mortalité et maladies chroniques (comme les maladies cardiovasculaires, cancer colorectal). Le lien n’est pas avéré entre consommation de lait et maladies comme maladies coronariennes, accidents vasculaires cérébraux et hypertension. Ce lien n’est pas significatif pour la consommation d’œufs et ces mêmes maladies.

Pour la FAO, ces données sont essentielles pour appuyer les politiques nutritionnelles des pays, notamment pour lutter contre le retard de croissance des enfants, l’insuffisance pondérale à la naissance, l’anémie chez les femmes en âge de procréer ou encore l’obésité. L’Organisation encourage chaque pays à mettre à jour ses recommandations nutritionnelles nationales.

Tanit Halfon

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