Les initiatives internationales se multiplient pour garantir le bien-être des vétérinaires

Bénédicte Iturria | 08.06.2017 à 12:01:48 |
Réunion d’une équipe vétérinaire
© AJ_Watt – iStock

En tant que fléau de la profession, le suicide des vétérinaires est une problématique dont s’emparent de plus en plus d’instances professionnelles.

En avril dernier, l’Australian Veterinary Association a vivement recommandé aux vétérinaires de répondre à l’enquête Risque psychologique, comment les vétérinaires se comportent avec leurs clients et collègues, mise en place par l’université de Murdoch. Ce questionnaire anonyme, à remplir en ligne, a pour but d’étudier si les relations entre les praticiens et leurs collègues et clients peuvent protéger ou au contraire dégrader leur santé mentale. Cette recherche fournira des éléments pratiques importants pour les cliniques vétérinaires, notamment pour les informer sur les risques de suicide, les conseiller sur la mise en place de stratégies de prévention précoce du passage à l’acte, développer une formation afin de faciliter les interactions entre collègues et clients visant à améliorer les relations avec le personnel et à augmenter la satisfaction de la clientèle. À l’image de l’association australienne, la prise de conscience de la prévalence élevée de troubles psychiques chez les vétérinaires conduit de plus en plus d’organisations professionnelles à se préoccuper de la santé de leurs adhérents. Garantir le bien-être des praticiens est devenu un enjeu majeur et les initiatives en ce sens se développent dans certains pays.

Engager toute l’équipe à déceler des signes avant-coureurs
Tel est le cas de l’American Veterinary Medical Association (AVMA), qui représente plus de 89 000 vétérinaires aux États-Unis. Cette association est consciente que la fatigue, la frustration et l’angoisse ressenties par certains confrères peuvent conduire à des sentiments d’incompétence, d’impuissance et de désespoir et ainsi raccourcir une carrière ou générer un environnement toxique au sein d’une équipe vétérinaire. Il est essentiel de prendre des mesures pour que chaque praticien puisse s’occuper de sa propre santé émotionnelle et mentale. De plus, les collègues d’un vétérinaire en détresse doivent pouvoir repérer son mal-être en décodant d’éventuels signes avant-coureurs.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10-12 de La Semaine Vétérinaire n° 1723.

Bénédicte Iturria
1 commentaire
avatar
frantzibus le 08-06-2017 à 22:09:25
Il y a dix ans presque jour pour jour, le 05 Juin 2007, je suis passé à l'acte. C'est miraculeusement que je m'en suis sorti. J'ai depuis écrit, contacté des associations professionnelles... Aucun ne m'a répondu. Pourtant, je suis convaincu que plus encore que des professionnels, les confrères "rescapés ", les "survivants" sont les meilleurs interlocuteurs pour ceux qui pourraient être tentés par la "fuite"...
Je reste présent et disponible pour tout confrère désireux de parler, d'échanger.
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK