Les gagnants du Prix National de l'agrobiodiversité animale

Source : Ceva | 02.03.2018 à 11:33:08 |
vache Froment du Léon
© Ceva

La vache Froment du Léon, la vache Bordelaise et l'âne des Pyrénées sont les gagnants de l’édition 2018.

Dans le cadre du Salon International de l'Agriculture, Ceva Santé Animale et la Fondation du patrimoine viennent de décerner le « Prix National de la Fondation du patrimoine pour l'agrobiodiversité animale » à trois éleveurs engagés pour la préservation de races d'animaux d'élevage en voie d'extinction : 1er prix de 10 000 € - la vache Froment du Léon (Côtes-d'Armor), 2e prix de 6 000 € - la vache Bordelaise (Gironde), 3e prix de 4 000 € - l'âne des Pyrénées (Gers).

La biodiversité animale, un enjeu capital pour l'agriculture de demain

Créé en 2012 par la Fondation du patrimoine et Ceva Santé Animale, soutenu par un mécène individuel, et placé sous le haut patronage du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, le « Prix National de la Fondation du patrimoine pour l'agrobiodiversité animale » met en lumière les races agricoles françaises à faibles effectifs, représentatives d'un patrimoine génétique unique : bovins, caprins, équidés, ovins, porcs, chiens de travail, volailles et autres animaux de basse-cour.
Trois éléments majeurs sont évalués par le jury : la dimension économique du projet, son impact social et environnemental sur le territoire, ainsi que les actions de sensibilisation et de communication autour des races à préserver. Depuis sa création, ce prix a permis de valoriser plus de 170 initiatives régionales françaises et de distinguer 16 éleveurs.
Aujourd'hui en France, plus de 80% des races agricoles régionales sont considérées comme menacées d'abandon. Une réalité préjudiciable puisqu'elles contribuent non seulement à l'identité des territoires et à leur équilibre économique, mais elles permettent surtout de maintenir une diversité essentielle pour la préservation de notre écosystème. Plus ce dernier sera diversifié, mieux il pourra résister aux changements, qu'ils soient d'ordre climatique ou sanitaire.
Or, selon un sondage réalisé par Ceva Santé Animale et la Fondation du patrimoine, seuls 20% des Français interrogés ont conscience de la menace qui plane sur les élevages traditionnels. 35% ignorent ou estiment que les races locales agricoles ne sont pas en danger (45% pensent que seules quelques espèces sont menacées). Et pourtant, 83% des Français affirment être prêts à acheter plus cher un fromage ou une viande pour soutenir l'élevage traditionnel.
Des chiffres qui confirment l'importance de l'engagement de ces éleveurs français, véritables acteurs de l'agriculture de demain.

Source : Ceva
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