Les Européens consomment peu de pesticides

Tanit Halfon | 27.07.2018 à 09:30:47 |
aliments
© margouillatphotos - iStock

Le bilan 2016 de l’Efsa sur les résidus de pesticides dans les aliments révèle que la grande majorité des échantillons analysés présente des résultats conformes à la réglementation.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a publié le bilan 2016 des contrôles officiels des résidus de pesticides des aliments, effectués dans les Etats-membres, ainsi qu’en Islande et en Norvège.

Au total, 84 657 échantillons ont été analysés pour 791 pesticides, avec en moyenne 230 pesticides recherchés par échantillon, dans le cadre des plans de contrôle nationaux et du programme de contrôle coordonné par l’Union européenne (EUCP).

67% des échantillons étaient issues des Etats-membres, ainsi que de l’Islande et de la Norvège, 26,4% correspondaient à des produits importés, et 6,6% étaient d’origine inconnue.

96,2% des échantillons analysés présentaient des valeurs conformes à la réglementation en vigueur, dont 50,7% pour lesquels aucun résidu n’a pu être détecté. Dans 2,2% des cas, le niveau de résidus dépassait les limites maximales de résidus (LMR). Dans le détail, pour les pays tiers, 4,7% des échantillons testés présentaient des dépassements des LMR, tandis que pour les Etats-membres, ce pourcentage ne montait qu’à 2,4%.

Ces résultats sont en légère baisse par rapport à ceux de l’année précédente. En effet, en 2015, 97,2% des échantillons présentaient des valeurs conformes, avec 53,3% dépourvus de résidus quantifiables.  Cette différence s’explique principalement par la recherche de résidus de chlorate, nouvellement mise en place en 2016.

Parmi les échantillons analysés, 1 676 concernaient des aliments pour nourrissons et jeunes enfants. Pour 89,8% d’entre eux, aucun résidu n’a été détecté. Pour le reste, seuls 1,9% des échantillons présentaient un dépassement des LMR. A noter que les résidus les plus fréquemment détectés pour ces produits correspondaient au cuivre, aux chlorates et au fosétyl-aluminium.

8 351 échantillons concernaient les produits d’origine animale. Les résultats étaient conformes pour 83% d’entre eux. Seuls 1,9% des échantillons présentaient des taux supérieurs aux LMR, en lien notamment avec le chlorate dans le lait.

La présence de multiples résidus a été retrouvée dans 30,1% des échantillons, notamment dans les groseilles et le houblon.

En France, 6 773 échantillons ont été analysés, à raison de 45,7% d’échantillons nationaux, 20,6% issus de l’Espace économique européenne (EEE), 25,5% des pays tiers et 8,2% d’origine inconnue. 93,5% d’entre eux présentaient des résultats conformes à la législation en vigueur, dont 51,7% sans résidus quantifiables. De plus, 6,4% des échantillons présentaient un dépassement des LMR. Pour comparaison, en Allemagne, 19 899 échantillons ont été analysés, dont 47,1% d’échantillons nationaux, 24,5% de l’EEE et 16,3% des pays tiers. Si un plus faible pourcentage d’échantillons présentait des taux non quantifiables (39,3%), un dépassement des LMR n’a été détecté que pour 3,8% d’entre eux.

A noter que des pesticides  (chlorpyrifos, thiaclopride, imidaclopride, glyphosate, etc.) ont été retrouvés occasionnellement dans des aliments bio.

Outre cette synthèse, l’Efsa a également procédé à une analyse des risques alimentaires sur le court et long terme (exposition aiguë et chronique). Dans les deux cas, le risque pour la santé humaine est apparu globalement faible.

Pour plus d’informations, cliquez sur ces liens : (1) et (2).

Tanit Halfon
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