Le vétérinaire veille aux frontières

Tanit Halfon | 29.03.2018 à 11:20:02 |
Une vétérinaire veille aux frontières
© Xavier Remongin/Min.Agri.Fr

Parmi les acteurs en charge de la surveillance aux frontières, le vétérinaire doit s’assurer de la sécurité sanitaire des aliments et de la bonne santé des animaux importés. Face aux volumes conséquents de lots à contrôler se pose la question des moyens humains dédiés à ces inspections, que certains jugent insuffisants pour garantir un contrôle de qualité.

« Face aux menaces nombreuses aux frontières extérieures de l’Union, notamment pour la santé animale et pour la santé végétale, le Sivep (Service d’inspection vétérinaire et phytosanitaire aux frontières) veillera à maintenir une pression et une qualité de contrôles élevées. » Cette courte phrase, tirée de l’instruction technique de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) présentant ses orientations stratégiques et ses priorités 2018 pour assurer la sécurité et la qualité sanitaires de l’alimentation, résume succinctement l’importance des contrôles vétérinaires aux frontières. Un impératif souligné par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Dans le Code sanitaire pour les animaux terrestres, un chapitre est consacré aux postes frontaliers et aux stations de quarantaine dans le pays importateur. En 2010, l’OIE avait d’ailleurs pointé du doigt « le rôle déterminant » du contrôle vétérinaire aux frontières, pour empêcher l’introduction d’un risque sanitaire dans un pays. Lors de la 24e conférence de la commission régionale de l’OIE pour l’Europe au Kazakhstan, Bernard Vallat, alors directeur général de l’organisation, soulignait que « toute faiblesse dans ce domaine transforme les pays en passoire à microbes. » Les vétérinaires exerçant aux frontières ont principalement pour mission les contrôles sanitaires à l’importation des animaux vivants, mais aussi des produits d’origine animale en provenance d’un pays tiers. « L’objectif est d’éviter l’introduction dans l’Union européenne de maladies animales, dont certaines sont transmissibles à l’homme, via les animaux vivants ou les denrées alimentaires, et d’assurer la sécurité sanitaire des aliments », résume Thierry Badin de Montjoye, responsable du poste d’inspection frontalier de Roissy (Val-d’Oise).
Les vétérinaires sont rattachés au Sivep, créé par arrêté ministériel4 en 2009. Dépendant de la DGAL, ce service à compétence nationale est chargé de piloter les différents postes frontaliers, et de participer aux négociations européennes relatives à l’évolution de la réglementation applicable aux contrôles à l’importation. « À ce jour, le service compte 95 agents, dont cinq personnes au bureau central. Les 90 équivalents temps plein sont répartis sur 26 départements, dont 50 dans les PIF-PED et 40 dans les PEC, explique Pauline Cazaban, cheffe du Sivep. En 2017, plus de 90 000 contrôles ont été effectués aux frontières, dont 3 900 contrôles d’animaux vivants, plus de 38 000 de lots de denrées alimentaires d’origine animale et d’aliments pour animaux et 2 300 de lots d’aliments d’origine non animale. » Face à ces volumes impressionnants, comment le vétérinaire s’en sort-il ?

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 40-47 de La Semaine Vétérinaire n° 1757.

Tanit Halfon
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