Le vétérinaire face aux difficultés sociales de ses clients

Lorenza Richard | 25.01.2018 à 15:19:40 |
Moutons délaissés dans une étable
© Frédéric decante

Le vétérinaire rencontre parfois, dans le cadre de son exercice, des propriétaires confrontés à des situations sociales difficiles, qui peuvent conduire à de la maltraitance animale, le plus souvent par négligence. Dans quelle mesure peut-il intervenir pour aider ces personnes, que ce soit en cas d’urgence ou pour prévenir les mauvais traitements ? Actuellement, de nouveaux rôles se dessinent pour le praticien.

La maltraitance animale est le plus souvent liée à de la négligence (manque de soins, de nourriture, etc.) dans un contexte social difficile. Certains éleveurs ou propriétaires d’animaux de compagnie confient au vétérinaire les problèmes qu’ils rencontrent à un moment de leur vie : difficultés professionnelles, souci de santé ou accident nécessitant une hospitalisation, départ en maison de retraite, divorce, veuvage, etc. Les situations sont nombreuses et peuvent aboutir à l’isolement, à une perte du lien social, à des conduites addictives, à des dépressions, jusqu’à des tentatives de suicide. Le praticien peut suspecter une situation compliquée sur le plan personnel et/ou financier chez un client, lorsque, par exemple, celui-ci délaisse son troupeau, appelle moins la clinique ou ne paie plus ses factures. Dans ce cas-là, il ne s’agit pas, pour le vétérinaire, de prendre en charge le problème humain, mais, en tant que garant de la bientraitance animale, de prévenir le délaissement des animaux, ou de signaler d’éventuels mauvais traitements déjà constatés.
En ce qui concerne la prévention de la maltraitance par les propriétaires d’animaux de compagnie, chaque confrère dispose dans son carnet d’adresses de coordonnées de sociétés de protection des animaux qu’il peut contacter pour une prise en charge ou un placement en famille d’accueil, en attendant que le contexte s’améliore. Dans certains cas, des associations peuvent réaliser une enquête afin de déceler un risque de maltraitance. Des conseils sont alors délivrés ou une procédure juridique est enclenchée, et la direction départementale de la protection des populations (DDPP) en est également informée. « Il n’est pas question pour le vétérinaire de se transformer en assistante sociale, mais de prévenir la maltraitance animale », précise François Courouble, président de la commission bien-être animal de la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV).

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 40-45  de La Semaine Vétérinaire n° 1748.

Lorenza Richard
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