Le réseau des laboratoires agréés pour la peste porcine africaine s’organise

Tanit Halfon | 22.08.2018 à 11:15:03 |
cochon
© Mr.Chiawchan Thaikrathoke - iStock

Face à la menace d’introduction de la peste porcine africaine sur le territoire, la Direction générale de l’alimentation est en train de définir les modalités de dépistage de la maladie. La liste des laboratoires agréés pour réaliser les analyses sera prochainement disponible.

Une instruction technique de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) du 26 juillet fait le point sur les modalités de dépistage de la peste porcine africaine (PPA).

Ainsi, les analyses officielles retenues sont l’analyse sérologique par méthode ELISA (enzyme-linked immunosorbent assay), ainsi que l’analyse virologique par méthode PCR (polymerase chain reaction) sur sang, rate, amygdale/ganglions dans tous les cas, et sur écouvillons secs pour la faune sauvage, les porcs en élevage plein air et les sangliers d’élevage. Pour cette dernière méthode, la validation d’un kit commercial PCR est toujours en cours par le laboratoire national de référence.

Outre les modalités de dépistage de la maladie, la DGAL est également en train de constituer une liste de laboratoires agréés pour le dépistage de la maladie. Ces derniers devront respecter un cahier des charges très strict relatif à la biosécurité, qui est détaillé dans la présente instruction.

Pour rappel, la peste porcine africaine est un danger sanitaire de première catégorie, du fait de ses conséquences sanitaires et économiques majeures dans les élevages. Suivant la virulence du virus, le taux de mortalité varie de 30 à 100%. De plus, la maladie peut également évoluer vers un mode chronique (perte de poids, fièvre par intermittence, signes respiratoires, arthrite, etc.), préjudiciable pour l’élevage. A ce jour, aucun vaccin n’est disponible, la prévention de la maladie reposant alors uniquement sur des mesures de biosécurité.

Depuis 2007, la maladie s’étend progressivement en Europe de l’est, avec actuellement, dix pays touchés, à savoir la Russie, la Pologne, l’Ukraine, la Biélorussie, la Moldavie, les trois pays Baltes, la Roumanie et la République Tchèque. Depuis 2014, le nombre annuel de cas dans la faune sauvage augmente de manière constante chaque année : 334 cas en 2014, 1 715 en 2 015, 2 466 en 2016, 3 994 en 2017 et 4 111 en 2018 (jusqu’au 27 juillet). De plus, depuis juin 2018, la Roumanie connaît une forte recrudescence de la maladie, avec plus de 140 nouveaux foyers déclarés entre le 10 et le 30 juin. Au 10 août, 645 foyers avaient été enregistrés notamment dans le sud-est et le nord-ouest du pays, majoritairement représentés par des petits élevages familiaux (8,5 porcs en moyenne, avec un maximum de 254 porcs).

Pour plus d'informations sur la progression de la maladie en Europe, cliquez sur ces liens : (1) et (2).

Tanit Halfon
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