Le recrutement dans les écoles prend de nouvelles voies

Tanit Halfon | 21.03.2019 à 11:46:25 |
Des étudiants passant un examen
© monkeybusinessimages – iStock

L’Académie vétérinaire de France met en exergue qu’outre la hausse du numerus clausus la tendance est à la diversification des profils des nouveaux étudiants.

Soucieuse de la formation initiale, l’Académie vétérinaire de France a consacré sa séance du 7 mars à l’évolution des modalités de recrutement dans les écoles. « Nous devons aboutir chez les recrutés à un niveau d’excellence, à une motivation profonde et à une diversité des profils dans les écoles », a souligné Pierre Saï, ancien directeur général d’Oniris, un des coordinateurs de cette session, en tout début de séance. Et c’est chose faite. « Actuellement, la voie des classes préparatoires ne représente que 72 % des places offertes au concours », a indiqué la conférencière Marie-Aude Stofer, vétérinaire et cheffe du bureau des formations de l’enseignement supérieur au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Au profit des autres voies, et particulièrement de la C. En cause : un maillage vétérinaire qui se fissure pour l’exercice rural. « Une étude a montré que les étudiants issus de la voie C se destinaient davantage à la médecine des animaux de rente, et beaucoup d’entre eux ont un lien plus grand avec la ruralité », a-t-elle poursuivi. 

Diversité !
Depuis 2005, la voie A perd progressivement son monopole. Ainsi, jusqu’en 2005, la classe préparatoire représentait environ 85 % des places offertes. Les voies B et C ne permettaient, quant à elles, d’accéder respectivement qu’à 9 % et 5 % des places. Pour la session 2014, ce pourcentage descend à 81 %, contre 8 % pour la voie B et 10 % pour la voie C. Et aujourd’hui, pour la session 2019, les voies A, B et C offrent respectivement 74 %, 10 % et 14,5 % des places. De plus, « en 1997, a été créée une voie réservée aux docteurs en médecine, en pharmacie et en chirurgie dentaire. Mais elle ne concerne en général que un à deux individus chaque année. » En 2003, cette même voie s’ouvre aux diplômes nationaux à dominante biologique conférant le grade de master. Puis en 2014, la création de la voie E permet de diversifier encore plus, l’enjeu ici étant d’avoir des profils orienté vers la recherche. Pour autant, ces deux voies n’offrent qu’un nombre limité de places dans les écoles, à raison de cinq places pour la voie D en 2019 et de six places pour la voie E.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10-11  de La Semaine Vétérinaire n° 1801.

Tanit Halfon
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