Le rapport Résavip 2016 est publié

Tanit Halfon | 13.11.2017 à 17:05:07 |
cochon
© agnormark - iStock

Le réseau de surveillance du virus de l’influenza porcin a révélé une légère diminution des élevages positifs en 2016, par rapport aux deux années précédentes. Les souches identifiées ne constituent pas une menace pour la filière, ni un danger pour la santé humaine.

La platerforme ESA (épidémiosurveillance santé animale) a publié sur son site les résultats de l’année 2016 du réseau de surveillance des virus influenza porcins (Résavip) circulants en métropole.

Créé en 2011, Résavip couvre tout le territoire national, à l’exception du Languedoc-Roussillon.

L'analyse des indicateurs de fonctionnement du réseau, mis en place en 2015, ont montré une bonne qualité globale du réseau.

En 2016, les 309 visites ont concerné 267 élevages situés dans douze anciennes régions et 28 départements, la Bretagne, la Normandie et les Pays de la Loire totalisant le plus de visites (respectivement 65,1% ; 11,1% et 7,4%). Le nombre de visites a diminué de 10% en Bretagne, mais a plus que doublé en Aquitaine, Nord-Pas-de-Calais et Normandie.

En moyenne, 24 élevages ont été visités chaque mois, ce qui reste stable par rapport aux trois années précédentes. 235 élevages ont été visités une seule fois (76% des visites), le reste ayant été visité au moins deux fois.

Les élevages visités correspondaient dans leur majorité (70%) à des types naisseur-engraisseur, avec 87% des prélèvements sur des porcs en croissance. Les départements visités représentaient un peu plus de la moitié des élevages porcins métropolitains.

Le vétérinaire était appelé pour un syndrome grippal dans environ 73% des visites. 23% d’entre elles correspondaient à une visite de routine et la raison n’était pas connue pour les 4,5% restants.

Près de 45% des visites ont abouti à un résultat positif, un résultat en baisse par rapport à 2015 (48% des visites). La positivité a concerné 127 élevages de tous types (sauf post-sevreur), les visites étant réparties tout au long de l’année. Dans près de la moitié des cas, la grippe était qualifiée de récurrente, un phénomène en légère hausse par rapport à l’année 2015 (42%). L’intensité des signes cliniques était également en hausse par rapport aux années précédentes.  

L’identification virale a abouti dans environ 70% des visites positives, un résultat en baisse par rapport à 2015, la qualité des prélèvements pouvant être mis en cause. Le virus avian-like swine H1avN1 était le plus fréquemment détecté (66%), comme l’an passé, suivi du virus human-like reassortant swine H1huN2. Les analyses ont mis en évidence 9 mélanges viraux (Aquitaine, Bretagne, Normandie et Nord-Pas-de-Calais). En détecter un aussi grand nombre est une première pour Résavip.

Pour rappel, le réseau RESAVIP est un dispositif de surveillance évènementielle (passive) de l’influenza porcine. Organisé à l’échelle nationale, il est coordonné par Coop de France et repose sur l’implication de vétérinaires volontaires. Les objectifs du réseau sont d’améliorer les connaissances épidémiologiques et virologiques sur les virus influenza porcins et de surveiller de manière continue la circulation de l’agent pathogène. Le dispositif permet aussi de détecter l’émergence de nouvelles souches virales. Même si l’influenza porcine n’est pas une maladie réglementée, l’impact de la maladie dans les élevages porcins, et son potentiel zoonotique, justifient le maintien de la surveillance. Un animal présentant un syndrome grippal (hyperthermie, abattement, prostration, apathie, éternuements ou toux) dans un groupe d’animaux est considéré comme suspect de grippe. Dans ce cas, le vétérinaire effectue un écouvillonnage nasal sur trois porcs appartenant à une même bande, avec, si possible, une température rectale égale ou supérieure à 40,5°C.

L’ensemble du rapport est disponible en ligne.

Tanit Halfon
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