Le printemps de l’enseignement vétérinaire français

Tanit Halfon | 15.02.2018 à 11:05:17 |
Des étudiants autour d’une table
© Jacob Ammentorp Lund – iStock

Intégrant les nouvelles exigences de l’accréditation européenne de l’AEEEV, le nouveau référentiel de l’enseignement vétérinaire met en avant les compétences que doit maîtriser tout vétérinaire le jour de l’obtention de son diplôme. Désormais, l’enjeu pour les écoles est de mettre en adéquation leur enseignement avec cette nouvelle version, et d’élaborer les outils manquants pour sa mise en œuvre.

Le 12 octobre 2016, plus de 70 enseignants et vétérinaires se réunissaient sur le site de l’École nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA) pour lancer « le chantier de modernisation » du référentiel de l’enseignement vétérinaire. L’ambition est grande, car il s’agira de « livrer sur le marché du travail des jeunes diplômés adaptés et adaptables ». Aujourd’hui, après validation par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche agricole, agroalimentaire et vétérinaire, le nouveau référentiel est publié. « L’ancien référentiel datant de 2008, un travail de modernisation était nécessaire », explique Sylvie Vareille, en charge de la coopération sur la formation vétérinaire à Agreenium, l’institut qui a piloté ce travail. « En particulier, il fallait davantage mettre en avant les compétences transversales, en lien avec l’évolution de la société et les besoins des professionnels. » Une évolution nécessaire aussi pour être « euro-compatible », comme le précise Henry Chateau, enseignant-chercheur en anatomie à l’ENVA et directeur des formations.
En mai 2016, la dernière version des procédures d’accréditation des établissements vétérinaires, pilotées par l’Association européenne des établissements d’enseignement vétérinaire (AEEEV), définissait les 36 compétences (day one competences) attendues d’un vétérinaire le jour de l’obtention de son diplôme. Elles sont sous la responsabilité des établissements d’enseignement vétérinaire, qui doivent s’assurer de leur bonne assimilation. Cette approche par compétences existe déjà depuis plusieurs années dans d’autres pays (Pays-Bas, Canada, etc.), et gagne aussi aujourd’hui les universités et les lycées. En 2008, le référentiel vétérinaire mettait principalement les savoirs en avant. Dix ans après, les connaissances, le savoir-faire et le savoir-être sont intimement liés.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 12-13 de La Semaine Vétérinaire n° 1751.

Tanit Halfon
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