Le Parlement européen veut améliorer le bien-être des poulets d’élevage

Tanit Halfon | 30.10.2018 à 14:52:13 |
poule
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Les députés européens ont voté une résolution non législative sur le bien-être animal, l’utilisation des antimicrobiens et les conséquences de l’élevage industriel de poulets de chair sur l’environnement.

Le Parlement européen défend le bien-être des poulets d’élevage et le fait savoir. Ainsi, le jeudi 25 octobre, à 409 voix pour, 19 contre et 2 abstentions, les députés ont voté une résolution sur le bien-être des poulets de chair et l’usage des antibiotiques. Pour Pascal Duran, vice-président de l’intergroupe sur le bien-être au Parlement européen, la résolution « est un appel clair à la Commission et aux États membres à agir pour garantir des contrôles de qualité et un traitement éthique des poulets, respectueux de leur bien-être et de leurs besoins naturels. »

Parmi les propositions, les députés demandent à « garantir des indicateurs relatifs au bien-être animal fiables et mesurables pour les poulets de chair et les cheptels parentaux, y compris des orientations sur les bonnes pratiques pour les couvoirs. » Ils soulignent que la mise en œuvre de mesures visant à améliorer le bien-être animal doit être contrôlée par les Etats-membres, considérant les résultats du rapport de la Commissions sur l’application de la directive 2007/43/CE qui a révélé que seuls 2/3 des Etats l’avaient effectivement appliqués. Ils encouragent la définition d’une « feuille de route » destinées à « soutenir la production et l’élevage compétitifs et durables de poulets de chair qui garantissent davantage de bien-être aux poulets de chair. »

Les députés invitent aussi la Commission à « renforcer les contrôles aux frontières » pour s’assurer que la viande de volaille importée de pays tiers respecte la législation européenne en terme de bien-être animal, sécurité alimentaire et environnement, « afin de garantir des conditions de concurrence loyales et équitables aux producteurs de l’Union. »

Le texte rappelle également le lien entre bien-être animal et utilisation des antibiotiques : « la protection du bien-être animal a en soi valeur de mesure préventive puisqu’elle contribue à réduire le risque de maladie chez l'animal et, partant, le recours aux antimicrobiens et à obtenir des résultats de production souvent plus élevés. »

Enfin, une législation sur l’étiquetage est demandée, pour les viandes importées, mais aussi pour caractériser les systèmes d’élevage d’où provient la viande, comme cela existe déjà pour les œufs, « afin d’améliorer la transparence et la communication vis-à-vis du consommateur sur le bien-être animal dans la production agricole. »

Cette résolution fait écho à la loi Egalim tout récemment adoptée. Dans cette dernière, l’article 68 stipule que  « la mise en production de tout bâtiment nouveau ou réaménagé d’élevage de poules pondeuses élevées en cages est interdite à compter de l’entrée en vigueur de la loi. » L’objectif sous-jacent : un arrêt progressif de l’élevage en cage, dans une optique d’amélioration du bien-être animal.

Pour consulter la résolution européenne, cliquez sur ce lien.

Tanit Halfon
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