Le déclin de la biodiversité s’accélère

Tanit Halfon | 02.11.2018 à 14:07:45 |
ours blanc
© CR

Le dernier rapport de WWF sur l’état de la biodiversité dans le monde révèle une réduction de 60% des populations des vertébrés sauvages en quarante ans.

La biodiversité va de plus en plus mal. Le dernier rapport "Planète vivante" du Fonds mondial pour la nature (WWF pour World Wide Fun for nature) estime qu’à l'échelle mondiale, entre 1970 et 2014, il y a eu un déclin de 60% des populations de vertébrés sauvages. Cette baisse est particulièrement marquée en Amérique du sud et centrale, une zone caractérisée par 89% de pertes depuis 1970. Selon le rapport, la dégradation et la perte d’habitat représenteraient les principales causes du déclin de la faune sauvage.

 Malgré ce résultat alarmant, Pascal Canfin, directeur générale de WWF France, ne baisse pas les bras. Dans une interview postée sur le site de l'ONG, il dit : « la bonne nouvelle, c’est que nous avons toutes les solutions pour arrêter la crise planétaire de notre environnement (…). On sait faire de la mobilité propre, des maisons qui produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment, de l’agriculture biologique, des emballages alternatifs au plastique…mais aujourd’hui, cette question n’est pas la propriété des décideurs publiques et privés. » Pour lui, la solution est forcément politique : « il faut que les décideurs politiques prennent ces innovations et qu’ils en fassent la nouvelle révolution industrielle. »

Ainsi, le rapport propose t-il une « feuille de route pour la biodiversité : 2020-2050 », construit sur trois étapes : (1) définition des objectifs, (2) élaboration d’un ensemble d’indicateurs de progrès, et (3) identification des mesures à mettre en place pour restaurer la biodiversité. Par cette proposition, l’ONG cherche à peser sur les décisions qui seront prises en 2020 dans le cadre des discussions autour du nouveau plan stratégique pour la diversité biologique.

A noter que pour Pascal Canfin, des changements sont aussi à envisager dans le secteur de l’élevage. « Son impact environnemental est clair et documenté. Par exemple, la consommation de viande est aujourd’hui insoutenable sur le plan environnemental, et ce pour une raison assez simple, c’est l’alimentation des animaux. » Il souligne ainsi que l’immense majorité des animaux que nous mangeons sont nourris au soja, issus de terres amazoniennes déforestées. « Cette chaine est mondialisée, et est une des chaînes des plus impactante pour l’environnement planétaire. » De plus, il note que la consommation de viande est trop élevé : « nous mangeons beaucoup trop de viande par rapport à notre besoin. A WWF, nous souhaitons qu’on diminue cette consommation de viande à 4 fois par semaine. Cet équilibre est le bon pour la planète et notre santé. »

Le rapport "Planète vivante" est publié tous les deux ans depuis 1998, en partenariat avec la Société zoologique de Londres. L’indice utilisée nommé 'planète vivante', construit à partir de données issues d’écosystèmes clés répartis sur l’ensemble de la planète, se base sur un peu plus de 16 700 populations de différentes espèces animales (mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens sauvages).

Pour consulter le rapport, cliquez sur ce lien.

 

Tanit Halfon
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