La vie secrète des chats dissipe les idées reçues sur leur comportement

Valentine Chamard | 06.09.2018 à 11:00:57 |
Les vétérinaires Laëtitia Barlerin et Thierry Bedossa décryptent le comportement de 100 chats
© David Merle/ TF1

Le programme de divertissement diffusé par TF1, qui permet de se glisser dans la peau des chats, est aussi une source de données scientifiques, rares en éthologie.

L’émission La vie secrète des chats revient sur les écrans de TF1 pour une 2e saison, diffusée le dimanche après-midi à partir du 9 septembre. Le principe ? Suivre et analyser le parcours de chats à l’aide d’objets connectés à seule fin de mieux connaître leur comportement et, nouveauté, de comparer deux populations de 50 chats, l’une des villes (quartier Montparnasse de Paris), l’autre des « champs » (village de Vézénobres dans le Gard). Deux vétérinaires co-animent l’émission : Laëtitia Barlerin,  titulaire d’un DEA sur le comportement animal, journaliste, décrypte la relation entre les chats et leurs propriétaires, tandis que Thierry Bedossa, praticien à Neuilly-sur-Seine et chargé de consultation en comportement au CHUVA de Maisons-Alfort, analyse les données recueillies avec l’aide d’une équipe de trois éthologues qu’il a constituée. Il nous en dévoile les coulisses et les enseignements.

La Semaine Vétérinaire : Pourquoi avoir participé à cette émission ?
Thierry Bedossa :
Le concept du programme (collecte d’informations grâce à des objets connectés : trackers d’activité, GPS, caméra autoportée, accéléromètre) m’a séduit ainsi que la possibilité à terme de publier les résultats de cette étude, si sa méthodologie, évaluée par une autre équipe scientifique, s’avère compatible avec une publication. J’estime que ce type de source inestimable d’informations va radicalement changer l’exercice vétérinaire, que ce soit en médecine générale, interne ou comportementale. L’écrasante majorité des propriétaires ne savent malheureusement pas recueillir les marqueurs comportementaux de leur animal ni même des signes cliniques, ce qui dessert au final leur compagnon. Si, grâce aux outils connectés, il était possible de connaître de façon fiable le niveau d’activité, les variations de température, de fréquence cardiaque ou de l’état métabolique de l’animal, notre exercice gagnerait en performance de manière prodigieuse. De ce point de vue, j’ai été « scotché » par les conclusions tirées du programme.

Extrait d’un article à paraître en page 22 dans La Semaine vétérinaire n° 1775 du 7/9/2018

Valentine Chamard
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