La résistance à la colistine, très recherchée, rarement trouvée

Stéphanie Padiolleau | 22.11.2017 à 17:42:32 |
antibiogramme ne montrant aucune sensibilité de la souche testée
© zmeel - iStock

La journée sur l'antibiorésistance organisée par l'Anses le 15 novembre a souligné la rareté de la résistance à la colistine.

Les volumes de ventes d’antibiotiques montrent une diminution d’usage de la colistine, et donc une diminution de l’exposition des animaux à cet antibiotique critique pour la santé humaine. L’exposition à la colistine a diminué respectivement de 43,4 %, 51,6 % et 26,7% en 2016 par rapport à la moyenne 2014-2015 pour les filières bovine, porcine et avicole. L’objectif fixé dans le plan Ecoantibio2, une diminution de 50% en cinq an par rapport la moyenne de 2014/2015 pour chacune de ces filières, est déjà en bonne voie. Les niveaux de résistance sont, eux, plus difficiles à évaluer mais demeurent faibles, que ce soit chez les bactéries commensales par surveillance programmée, ou isolées lors d’infection (<2%) et collectées par le Résapath. Depuis la détection du premier gène de résistance à la colistine en Chine, mcr-1, d’autres gènes ont été identifiés : mcr-2 surtout en Belgique, et depuis juin 2017, les gènes mcr-3, mcr-4 et mcr-5. Des analyses sont en cours pour déterminer si les deux derniers gènes sont présents en France, mais mcr-3 a pu être détecté dans des souches d’E coli productrices de bétalactamases à spectre étendu (BLSE) collectées chez des veaux en 2011 provenant de plusieurs régions. La méthode classique employée pour tous les antibiotiques, par détermination de la concentration minimale inhibitrice par diffusion, n’est pas suffisamment fiable dans le cas de la colistine. L’Anses a développé une méthode alternative (le Colispot), toujours par diffusion, mais dans laquelle le disque contenant l’antibiotique est remplacé par une goutte de solution de colistine.

Stéphanie Padiolleau
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