La peste porcine africaine touche la Belgique

Tanit Halfon | 14.09.2018 à 15:08:45 |
sanglier
© taviphoto - iStock

Les autorités sanitaires belges ont confirmé deux cas de peste porcine africaine sur des sangliers trouvés morts, à proximité de la frontière française et luxembourgeoise.

Le 12 septembre, le laboratoire national de référence belge Sciensano a confirmé la présence du virus de la peste porcine africaine sur deux sangliers retrouvés morts dans la commune d’Etalle, à proximité des frontières française et luxembourgeoise. La suspicion portait sur trois sangliers trouvés morts en forêt, le dimanche 9 septembre, dans un état de décomposition avancée, ainsi que sur un jeune sanglier abattu le lendemain pour des raisons sanitaires (affaibli, hagard).

Suite à cette annonce, le ministre en charge de l’Agriculture, Stéphane Travert, a indiqué qu’un plan d’action renforcé et spécifique à la maladie allait être mis en place dans les Ardennes, la Meuse, la Moselle, et la Meurthe et Moselle, les quatre départements les plus proches du foyer. Concrètement, seront mis en oeuvre des mesures de zonages, des restrictions de certaines activités telle que la chasse, une surveillance renforcée des élevages et de la faune sauvage, ainsi qu’un renforcement des mesures de biosécurité dans les élevages.

« Cette alerte sanitaire de niveau maximal, nécessite une mobilisation collective, notamment des éleveurs et des chasseurs, pour éviter l’introduction ou la propagation de cette maladie sur notre territoire », a souligné le ministre dans un communiqué de presse.

La menace grandissante d’introduction de la maladie sur le territoire national avait amené les autorités sanitaires françaises à accentuer les mesures de lutte. Ainsi, au printemps, une campagne de sensibilisation à l’intention des voyageurs et des chauffeurs routiers en provenance des pays infectés avait été lancée. Fin juillet, une instruction technique de la Direction générale de l’alimentation faisait le point sur les modalités de dépistage de la maladie, indiquant qu’un réseau de laboratoires agréés pour la maladie étant en cours de construction.

Côté européen, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) avait publié cet été un rapport sur les stratégies de gestion de la maladie. Ainsi, le rapport indiquait que la chasse récréative était un moyen efficace pour réguler les populations de sangliers, associée à l’installation de pièges dans les zones où la chasse est interdite. De plus, les auteurs soulignaient que la surveillance évènementielle constituait la méthode la plus efficace pour sa détection précoce. Enfin, en cas d’introduction, il était préconisé de réduire drastiquement les populations de sangliers considérées comme indemnes, situées en avant du front d’avancement. Pour les populations considérées comme infectées, des mesures pour éviter l’agrégation d’individus et empêcher leur extension étaient recommandées, incluant l’interdiction de la chasse de sangliers et d’autres espèces, et l’arrêt des cultures dans les zones infectées.

La peste porcine africaine circule en Europe de l’est depuis 2007. Entre 2014 et 2017, 9 259 foyers et cas avaient été déclarés dans dix pays, à savoir en Fédération de Russie, en Pologne, en Ukraine, en Biélorussie, en Moldavie, dans les trois pays Baltes, en Roumanie et en République Tchèque. En 2018, la maladie avait été signalée pour la première fois en Hongrie (avril) et en Bulgarie (août). De plus, plusieurs foyers avaient été déclarés par les autorités sanitaires chinoises depuis le début du mois d’août, le dernier datant du 05 septembre.

La France est considérée indemne de la maladie pour le porc domestique depuis 2002, et depuis 2007 pour la faune sauvage.

Pour plus d’informations sur la peste porcine africaine, cliquez sur ce lien.

Tanit Halfon
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