La personnalité des propriétaires d’animaux de compagnie

Marina Chaillaud | 22.03.2018 à 11:47:39 |
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Une thèse s’intéresse au lien entre le choix d’une espèce et la psychologie du client, afin d’aider le vétérinaire à mieux connaître ce dernier et à améliorer leur relation.

Les propriétaires aspirent à une relation de confiance, à une écoute et à une approche la moins commerciale et la plus humaine possible avec leur vétérinaire. Dans des études récentes, ils sont souvent caractérisés d’un point de vue socio-économique ou selon leur attachement à l’animal. Les vétérinaires praticiens ont à leur disposition plusieurs enquêtes “marketing” ou des thèses vétérinaires qui s’intéressent au type de propriétaires en les classant selon leur mode de consommation, le budget alloué à leur animal ou l’attachement émotionnel. Une thèse propose un point de vue complémentaire, éloigné des considérations économiques, permettant de mieux connaître les propriétaires selon leur animal de compagnie, afin d’améliorer la relation vétérinaire-client. Il s’agit d’une étude sur la psychologie de la personnalité des propriétaires de chiens, de chats et de nouveaux animaux de compagnie (NAC) en France. L’objectif est de mettre en évidence des liens entre la possession d’un animal et la personnalité du propriétaire, ou bien entre la personnalité et la préférence pour une espèce.
L’analyse des questionnaires permet de faire ressortir les points suivants :
- les propriétaires de NAC ont un score moins élevé en “extraversion” et un score plus élevé en “émotions négatives” ;
- le score des propriétaires de chien est moins élevé en “émotions négatives” et en “ouverture”. D’autre part, le fait de posséder un chien et d’autres animaux est lié à un score plus élevé en “extraversion” et en “caractère consciencieux” ;
- les propriétaires de chat enregistrent un score moins élevé en “caractère consciencieux” et en “extraversion”. Le fait de posséder un chat et un NAC est aussi lié à un faible score en “caractère consciencieux” et à un score important en “émotions négatives”.
Dans cette étude, il est difficile de dire que la possession d’un type d’animal est liée à la personnalité, probablement car la possession est corrélée à bien d’autres variables “matérielles” comme le lieu de vie, le budget du foyer, la présence d’enfants ou non, etc. Beaucoup de propriétaires ont rapporté détenir un chat par manque de place, mais souhaiter un chien de grande taille. D’autres ont pu déclarer également que la possession de tel ou tel animal n’était pas un choix personnel, mais un concours de circonstances (animal du conjoint, adoption de sauvetage, etc.).

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 38-43 de La Semaine Vétérinaire n° 1756.

Marina Chaillaud
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