La myocardite, expression possible de la Covid-19 chez le chat

Valentine Chamard

| 04.11.2021 à 18:52:00 |
© leaf-iStock

Forme rarissime, la contamination provient, une nouvelle fois, de l’humain.

L’hôpital des animaux de compagnie de l’ENVA (services de cardiologie et d’imagerie) avec l’unité mixte de virologie (Anses-EnvA-Inrae) publient un article présentant la myocardite comme expression possible de la Covid-19 chez le chat. Il s’intéresse à deux chats d’un même foyer. Le premier présentait, en mars 2021, d’importants troubles respiratoires résistants au traitement médical. Référé par son vétérinaire traitant, l’animal est pris en charge par l’ENVA et des examens cliniques (écho-doppler, électrocardiographie, radiographies et bilan sanguin) sont effectués. Une myocardite, avec pneumopathie et complication d’insuffisance cardiaque, est détectée. Le chat est séropositif au SARS -CoV-2. En apparente bonne santé, le second chat du foyer est testé et est également détecté séropositif. Le contact rapproché du chat ayant développé des signes cliniques avec son propriétaire est la source probable de la contamination. Cette personne avait été en contact étroit avec un collègue testé positif quatre semaines avant le premier épisode d’insuffisance cardiaque congestive. Les équipes de l’EnvA ont également noté l’obésité du félin. « Une grande quantité de graisse était présente autour du coeur, ceci étant connu, chez l’humain, comme favorisant l’expression clinique de la Covid-19 », soulignent les auteurs. Le second chat avait lui des contacts plus limités et ne souffrait pas de surpoids. Six mois après le début des signes cliniques, les deux chats se portent bien.

Une expression clinique très rare

Quatre cas de myocardite associée au SARS-CoV-2 ont été rapportés chez le chat et deux chez le chien en Europe. « L’EnvA propose ici une analyse détaillée et une description précise des bilans sanguins et résultats d’imagerie avec un suivi de long terme. Il est essentiel de rappeler que l’infection du chat par le SARS -CoV-2 reste rare. Peu de cas ont été détectés et rapportés. Il s’agit dans tous les cas étudiés d’une transmission de l’humain vers l’animal. L’épidémie de Covid-19 est due à une transmission d’humain à humain. Comme avec ses proches, en cas de symptômes, les gestes barrières doivent être respectés avec ses animaux de compagnie », rappellent les auteurs.

Valentine Chamard

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