La filière apicole s’organise

Tanit Halfon | 03.01.2018 à 12:00:34 |
abeille
© CR

Face à une production de miel en berne, les acteurs de la filière apicole se sont engagés à construire une interprofession, composée de deux collèges, pour la production et la commercialisation de l’ensemble des produits de la ruche.

La filière apicole emboîte le pas des autres filières d’élevages de France. Le 18 décembre 2017, les professionnels ont signé une charte d’engagement, à travers laquelle ils « affirment leur volonté commune de constituer une interprofession apicole. »

Eric Lelong, président de la Commission apiculture de la FNSEA (fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) explique : « à travers la signature de cette charte, l’ensemble des acteurs de la filière apicole s’engagent sur des modalités de fonctionnement de la future interprofession. »

Trois grands axes de développement sont retenus.

Le premier vise à « contribuer activement à la résolution des problèmes de production des produits de la ruche. » Pour ce faire, il faudra, entre autres, « œuvrer à un environnement favorable aux abeilles (transition agroécologique, lutte contre le changement climatique…) » ou encore « contribuer au financement de la recherche concernant la santé de l’abeille (varroa, frelon…) et contribuer à la lutte sanitaire. »

Le deuxième axe concerne la transparence des produits de la ruche, l’objectif étant d’améliorer leur qualité et leur traçabilité. Pour y contribuer, plusieurs pistes sont évoquées dans la charte d’engagement : « suivi de la qualité des produits de la ruche (analyses, partenariat avec laboratoires qualifiés, approvisionnement en cires tracées et de qualité) », « lutte contre les fraudes via un travail avec la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes » ou encore le développement d’une démarche qualité « miel français. » Il est aussi question de promouvoir les produits de la ruche, « en lien avec les attentes sociétales. »

Enfin, le troisième axe vise à « structurer l’économie de la filière », l’objectif étant de rémunérer chacun de à sa juste valeur.

« Fin janvier est prévue la première assemblée constitutive », souligne Eric Lelong, au cours de laquelle seront validés les statuts de l’interprofession et les montants des cotisations des membres constituants. 

Tanit Halfon
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