La FECAVA rappelle les clés du bon usage des antibiotiques

Michaella Igoho-Moradel | 25.11.2020 à 12:35:32 |
Consultation
© andresr

La Fédération européenne des associations vétérinaires pour animaux de compagnie rappelle les points importants pour une bonne utilisation des antibiotiques dans les cliniques vétérinaires.

A l’occasion de la Journée européenne de sensibilisation aux antibiotiques et de la Semaine mondiale de sensibilisation aux antimicrobiens (18 - 24 novembre), la Fédération européenne des associations vétérinaires d'animaux de compagnie ( Fecava ) a rappelé quelques points importants pour lutter contre la résistance aux antibiotiques en médecine vétérinaire :

- Toute utilisation d’antibiotiques peut entraîner le développement d'une résistance. Le risque augmente si les antibiotiques sont utilisés de manière inappropriée: 
. utilisation sur des micro-organismes non sensibles 
• à des doses sous-thérapeutiques 
• à plusieurs reprises 
• pendant des périodes inappropriées.

- L'objectif ultime est de prévenir la maladie au lieu de la traiter avec des antimicrobiens par exemple: 
• avec des vaccinations régulières 
• des normes d'hygiène élevées lors de la manipulation des animaux 
• en utilisant des techniques aseptiques en chirurgie. 

- Lorsqu'il est nécessaire de prescrire un antibiotique, la prescription doit être basée sur un diagnostic posé suite à l'examen clinique de l'animal.

- Dans la mesure du possible, des tests de sensibilité aux antibiotiques doivent être effectués pour déterminer le choix de l’antibiotique.

- L'utilisation d’antibiotique d'importance critique (AIC) pour la médecine humaine doit être limitée aux cas où aucune autre alternative n'est disponible. Cela comprend les fluoroquinolones (par exemple, l'enrofloxacine, la marbofloxacine) et les céphalosporines de 3e et 4e générations.  Les AIC qui n'ont pas d'autorisation de mise sur le marché en tant que médicaments vétérinaires peuvent être utilisés hors AMM (en cascade) chez les animaux de compagnie, mais strictement limités à des cas très exceptionnels, par exemple lorsqu'il existe des raisons éthiques de le faire, et uniquement lorsque les tests de sensibilité aux antibiotiques en laboratoire ont confirmé qu'aucun autre antibiotique ne serait efficace. 

- Lorsqu'une infection clinique par Staphilococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) ou Staphylococcus pseudointermedius résistant à la méthicilline (MRSP) est suspectée ou détectée, il est très important que le risque de propagation de l'infection dans un hôpital vétérinaire et les cliniques vétérinaires soit minimisé. La quarantaine doit être envisagée.

Michaella Igoho-Moradel
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application