La consommation de viande, signe extérieur de richesse

Stéphanie Padiolleau | 02.03.2017 à 11:25:59 |
un steach et une fourchette
© Pavlo_K – iStock

Au niveau mondial, la consommation de viande est en hausse. Elle indique le niveau de développement d’un pays, jusqu’au moment où celui-ci, devenu “trop” riche, peut s’écarter de la stricte sécurité alimentaire pour ajouter environnement ou éthique à son mode de vie. Ainsi va la France, vers une consommation plus orientée santé et bien-être.

La consommation mondiale de viande est passée de 23,1 kg/personne/an en 1961 à 42,2 kg/personne/an en 2011 et 42,9 kg en 2014. À l’échelle d’un pays, une corrélation positive a pu être mise en évidence entre la consommation de protéines d’origine animale et le revenu par habitant, et également avec le développement de l’urbanisation. La proportion totale de protéines dans les apports caloriques demeure stable pour la période étudiée (10,7 % en 1961 et 11,2 % en 2011) ; celle de protéines végétales diminue (de 6,9 à 6,3 %), alors que celle de protéines animales est en hausse (de 3,8 à 4,9 %). En 50 ans, la proportion de protéines animales dans l’alimentation a progressé de 31 % au niveau mondial. Elle est passée de 61 à 80 g/personne/jour. La consommation de viande a augmenté de 9 à 15 g/personne/jour entre 1961 et 2011, la plus forte progression étant observée en Polynésie, en Europe du Sud et en Asie de l’Est. Les apports varient fortement entre les secteurs géographiques, de 2,9 g/personne/jour en Asie de Sud à 39,9 g/personne/jour en Océanie en 2011.

Baisse de consommation de viande de boucherie en France
De précédentes études avaient identifié un niveau de revenu annuel par personne au-delà duquel la consommation de protéines d’origine animale diminue, situé entre 32 000 et 55 000 $. Dans les pays en dessous de la zone d’inflexion, une croissance de 1 % du produit intérieur brut (PIB) entraîne une augmentation de 0,5 % de la consommation de viande. À l’inverse, dans un pays situé au-delà de la zone d’inflexion, cela engendre une réduction de la consommation de 1,2 %. En France, l’inflexion s’est produite à partir de 1998, alors que la consommation annuelle par habitant était évaluée à 94 kg en équivalent carcasse (kgec) de viande consommée par habitant. La proportion de viande dans l’alimentation s’est réduite : elle représentait 26 % du panier alimentaire en 1967, contre 20 % en 2014.
D’après FranceAgriMer, un Français moyen consommait 86,3 kg de viande par an en 2014, soit 7 % de moins qu’en 1998. Les viandes de bœuf et de porc étaient les plus consommées, mais, depuis les années 1980, la proportion de volaille a progressivement augmenté : 24,1 % en 1994, 26,2 % en 2004, puis 30,5 % en 2014 (26,3 kgec/habitant, soit 64 % de plus qu’en 1980, à 16 kgec). Elle a plus de succès que le bœuf depuis 2012 et, en 2014, c’est la deuxième viande la plus consommée derrière le porc (à 32,5 kgec).

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 34-39 de La Semaine Vétérinaire n° 1709.

Stéphanie Padiolleau
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