La communication numérique : une liberté d’expression encadrée

Chantal Béraud | 01.06.2017 à 10:20:47 |
Une personne tenant une tablette numérique
© Ipopba – Istock

Un site internet, une page Facebook, un blog ou un autre support de communication numérique, bien que destiné à promouvoir l’interactivité et la liberté d’expression, reste soumis à un ensemble de principes fondamentaux à respecter.

La gestion comme l’animation numérique d’une structure vétérinaire doivent être conformes à un ensemble de règles générales s’appliquant à toute communication écrite. Le respect de plusieurs articles du Code rural et de la pêche maritime (CRPM), du Code de la santé publique réglementant les médicaments vétérinaires et du Code de déontologie propre à la profession sont à observer. Tour d’horizon des principes fondamentaux à connaître.

Que peut-on dire ou ne pas dire ?
Communication et information sont réglementées par l’article R.242-35 du CRPM. La communication du vétérinaire ne doit pas porter atteinte au respect du public ni à la dignité de la profession. Toute communication préserve le secret professionnel auquel les vétérinaires sont tenus. Elle doit être loyale, honnête et scientifiquement étayée. Elle ne doit pas induire le public en erreur, abuser sa confiance ou exploiter sa crédulité, son manque d’expérience ou de connaissances. Quand un vétérinaire fait état d’aptitudes professionnelles ou de capacités techniques, il est obligatoirement en mesure de les justifier. Il ne peut utiliser de procédés comparatifs ou utiliser le témoignage de tiers (par exemple, un vétérinaire ne peut pas faire de livre d’or ni de “best of ” de témoignages laudatifs de tiers).
Par ailleurs, le Code de la santé publique interdit de citer les tarifs des médicaments vétérinaires. Le praticien ne peut pas non plus citer de nom de médicament ni mettre en ligne sa photographie (par exemple sur Facebook). Les offres promotionnelles sur les actes ou les produits sont interdites. En revanche, peut être indiquée, mais sous une forme qui ne doit pas être promotionnelle ou publicitaire, la tarification des actes pratiqués au sein de la structure vétérinaire.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 42-43 de La Semaine Vétérinaire n° 1722.

Chantal Béraud
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