La biosécurité s’applique aussi au transport des porcs

Tanit Halfon | 23.07.2018 à 11:16:37 |
porc
© CR

L’IFIP-Institut du porc et l’Association nationale sanitaire porcine ont publié un guide de bonnes pratiques de biosécurité pour le transport des porcs. Les enjeux sont de limiter le risque d’extension des maladies, mais aussi d’améliorer la sécurité sanitaire des aliments.

 L’IFIP-Institut de porc, en collaboration avec l’Association nationale sanitaire porcine, ont publié un guide de bonnes pratiques de biosécurité pour le transport des porcs. En effet, le transport des animaux vivants constitue une des principales voies de transmission des maladies entre les élevages. En témoigne l’arrivée de la peste porcine classique aux Pays-Bas en 1997 via un camion mal désinfecté, ou encore de la diarrhées épidémique porcine en France en 2014. A noter que les auteurs soulignent que des mises à jour du guide seront potentiellement effectuées, selon l’évolution des connaissances, afin de faire « des préconisations affinées sur certains équipements des aires de lavage ou sur les protocoles de nettoyage-désinfection. »

Le guide détaille les bonnes pratiques à respecter concernant l’organisation des tournées, le chargement et le déchargement des animaux à l’élevage, le stationnement des camions en cours de tournée, les circuits et déchargement des véhicules à l’abattoir, la porcherie d’attente, la localisation des aires de lavage hors abattoir, la configuration de l’aire de lavage, les équipements et produits de l’aire de lavage, l’eau utilisée, les équipements pour le personnel, le protocole de nettoyage-désinfection des camions, les contrôles qualité et enfin les control post (arrêts obligatoires lors de transport de plus de 24 heures en Europe).

Pour exemple, au niveau de l’élevage, les auteurs précisent l’ordre à respecter pour les tournées, notamment celles impliquant des élevages SDRP positifs (syndrome dysgénésique et respiratoire porcin) au cours desquelles le véhicule doit commencer par visiter un élevage négatif, puis intermédiaire, inconnu et enfin positif.

De plus, au sein de l’élevage, le camion doit être limité à la zone dite intermédiaire, correspondant aux zones de livraison ou d’enlèvement des animaux, des tonnes à lisier, etc, sans aucun contact avec les animaux d’élevage (situés dans la zone dite interne).

Que ce soit pour l’arrivée ou le départ d’animaux, le rapport souligne également que l’éleveur ne doit pas avoir de contact physique avec le chauffeur, ni rentrer dans le camion.

En annexe, le guide met à disposition une fiche détaillant les modalités de contrôle du nettoyage-désinfection des camions, ainsi qu’une grille d’audit d’une aire de lavage.

Outre son intérêt pour éviter la propagation de maladies entre élevages, et l’introduction de nouvelles sur le territoire national, la maîtrise de la biosécurité dans les transports d’animaux vivants permettra aussi de limiter le risque de contamination des porcs par les salmonelles.

Pour accéder au guide, cliquez sur ce lien.

Tanit Halfon
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