La baisse de la résistance aux antibiotiques critiques se confirme

Michaella Igoho-Moradel | 26.11.2019 à 16:50:10 |
Antibiogramme
© jarun011

Dans son bilan 2018, le réseau Resapath constate une stabilisation de la baisse de la résistance des enterobactéries pour les antibiotiques critiques.

Les tendances à la baisse de la résistance des bactéries aux antibiotiques critiques se confirment.  En 2018, le réseau d'épidémiosurveillance de l'antibiorésistance des bactéries pathogènes animales (Resapath) note que la proportion la plus élevée de résistance chez Escherichia coli aux céphalosporines de 3ème et 4ème générations dans les infections animales est trouvée chez les équidés (6,5%). Alors qu’elle est d’environ 4% chez le chien et le chat et de 3% chez les bovins.

Pour les fluoroquinolones, les proportions de résistance chez E.coli «sont très resserées entre toutes les espèces animales et comprises entre 4 et 8%». Depuis 4ans, Resapath observe une baisse importante de la résistance chez les chiens et les bovins.

Une multirésistance est observée chez E.coli. Les analyses du Resapath ont démontré une résistance à plusieurs antibiotiques. La proportion de souches multi-résistantes est plus forte chez les bovins (15,2%), les équidés (10,4%) et les porcs (7,7%). Mais plus faible chez les volailles. A noter que sur la période 2011-2018, la proportion de souches multi-résistantes est en diminution significative dans toutes les espèces sauf chez les équidés pour lesquels il est observé une augmentation sur les 4 dernières années.

« Ces tendances réflètent les efforts de la profession vétérinaire pour maitriser les usages d’antibiotiques et sont cohérents avec les baisses observées d’exposition des animaux. Dans certains secteurs (porcs et poules/poulets), les niveaux de résistance sont très bas depuis plusieurs années. Chez les veaux, la décroissance observée ces dernières années est spectaculaire » indique le rapport.

Le Resapath a analysé 55401 antibiogrammes issus de différentes espèces : chiens, bovins, volailles, chats, chevaux ou encore les porcs. Les données issues de chiens sont les plus nombreuses avant celles des animaux de production.

Michaella Igoho-Moradel
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