L’Unapl interpelle les candidats à la présidentielle

Clarisse Burger | 05.04.2017 à 18:11:38 |
Réunion Unapl
© Clarisse Burger

Les professionnels libéraux poussent les politiques à prendre en compte leurs priorités et leurs questions économiques, sociales et fiscales.

L’Union nationale des professions libérales (Unapl) a invité les candidats à la présidentielle à écouter ses priorités : l’avenir des jeunes, le développement des entreprises, l’équité fiscale, la préservation de la réglementation et de la qualification des professions libérales, la protection sociale des libéraux. Mercredi dernier, ce fut le tour du candidat François Fillon (LR) de présenter son programme impactant ou non, les professions libérales, sur le plan de la santé, de l’économie, du social et de la fiscalité.  Quelques extraits des questions/réponses.

-Michel Picon, vice-président délégué technique et cadre-vie de l’Unapl : Les chefs d’entreprise indépendants doivent faire face à une trop grande complexité de règles. Comment y remédier ?

François Fillon : « la complexité, c’est d’abord le poids du secteur public qui est le principal facteur de complexité, c’est le système qui est en cause, pas les personnes de ce secteur qui représente 57% de la richesse du pays. La première chose à faire est d’accepter de réduire ce poids (soit 8% des emplois du secteur public) il y a trop de bureaucratie, et la numérisation devrait conduire à des progrès. Par ailleurs, le système du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu (IR) est une charge pour les employeurs, la fiscalité française qui a beaucoup de défauts, doit être réformée. Je m’engage dès 2018 à une réforme de  mensualisation et de la temporalité des revenus. Il faut aller vers une société de confiance avec une administration qui est d’abord là pour aider et non pas pour contrôler. »

-François Blanchecotte, président de l’Unapl Europe  : La Commission européenne a proposé un nouveau projet de directive, obligeant les Etats membres à s’assurer que les règles relatives à l’accès et à l’exercice d’une profession réglementée soient proportionnées, sur le plan de l’intérêt général. Comment dans ce cadre, donner envie de continuer d’exercer en Europe ?

François Fillon : « Tout d’abord, nous sommes beaucoup trop nombreux en Europe, je veux bien 6, ou 15 mais pas 28 Etats-membres ; il faut reconnaître aussi l’échec des processus d’intégration pour certains d’entre eux. S’il faut mettre en œuvre l’initiative franco-allemande, la France doit aussi avoir le courage de s’opposer à certaines directives. Mais il est vrai aussi que nous avons du mal à donner des leçons avec notre dette de plus de 2200 milliards d’euros, notre taux élevé de chômage et notre manque de compétitivité."

Lire la suite du n° 1714-15 de La Semaine Vétérinaire du 7 avril 2017

 

Clarisse Burger
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