L’Ordre publie les résultats d’une enquête sur la télémédecine vétérinaire

Tanit Halfon

| 31.08.2021 à 13:41:00 |
© iStock-PIKSEL

Seuls 905 praticiens ont répondu à l’enquête, et la grande majorité n’a pas encore mis en œuvre d’actes de télémédecine.

La télémédecine ne motive pas les foules, en témoigne les résultats d’une enquête menée en juin 2021 par le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires, publiés dans la dernière revue de l’Ordre (août 2021). L’objectif de l’enquête était d’évaluer la perception des vétérinaires sur la télémédecine. Pour ce faire, un questionnaire a été envoyé à tous les inscrits au tableau, soit environ 19 000 vétérinaires. Seuls 905 ont répondu.

Parmi les résultats notables, il ressort d’abord que presque 85% des répondants n’ont encore jamais mis en œuvre d’actes de télémédecine. Les raisons sont multiples, en premier les répondants indiquent ne pas en avoir besoin (39%), en deuxième ils sont contre la télémedecine (36,3%), en troisième ils ont peur des dérives (35,7%) et en quatrième position ils n’ont pas le temps (29,4%). 43% des répondants indiquent ne pas vouloir que la télémédecine vétérinaire soit autorisée à l’issue de l’expérimentation contre 32% qui le voudraient. Ces 43% sont en grande majorité des vétérinaires qui ne font pas d’actes de télémédecine.

Parmi ceux qui font de la télémédecine, les retours sont plutôt positifs puisqu’à l’avenir 82% indiquent qu’ils continueront à offrir un service de télémédecine à leurs clients. De plus, 62% des répondants ont rapporté une expérience positive de la télémédecine pour leurs clients. Ce bilan positif masque en réalité des disparités au sein même des établissements de soin puisque 25% des répondants indiquent que certains membres de l’équipe sont encore réfractaires. Pour 21% des répondants, la majorité des membres de l’équipe est encore réfractaire.

Ces résultats ne sont bien-entendu pas représentatifs de la profession, étant entendu que la majorité des praticiens ayant pris le temps de répondre s’avèrent plutôt réfractaires.

* Le profil des répondants suit celui de la population générale en terme d’exercice, puisque environ 2/3 exercent une activité animaux de compagnie, 25% ont une activité mixte, 8% rurale et 3% équine.

Tanit Halfon

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