L’enquête sur la mortalité hivernale 2018-2019 des colonies d’abeilles est publiée

Tanit Halfon | 07.10.2020 à 18:24:57 |
abeilles
© CatherineL-Prod

Elle révèle une mortalité hivernale moyenne de 21,3%, contre 29,4% pour l’hiver 2017-2018.

Les résultats de l’enquête sur la mortalité hivernale* 2018-2019 des colonies d’abeilles viennent d’être rendues publiques. Pour rappel, une première enquête avait déjà eu lieu pour la saison hivernale précédente, 2017-2018. Elle faisait suite à des remontées d’apiculteurs signalant une augmentation du taux de mortalité, notamment en Bourgogne-Franche-Comté, en Bretagne, en Nouvelle-Aquitaine et en Provence-Alpes-Côte-d’azur.

Une mortalité moyenne plus faible que l’hiver dernier

Il en ressort que sur 9 319 réponses analysées (taux de réponses de 18,3%, 51 574 apiculteurs), le taux moyen de mortalité est de 21,3% (19,9-22,7). Ce taux est sensiblement identique quelle que soit la taille des ruchers : 22,8% pour les ruchers de moins de dix colonies, 19,2% pour les ruchers de 10 à 49 colonies, et 21,5% pour les plus grands. Pour comparaison, le taux moyen de mortalité en 2017-2018 s’élevait à 21,3%.

Par ailleurs,  pour les apiculteurs de plus de 10 colonies, est notée une proportion plus élevée d’apiculteurs avec un taux de mortalité inférieur à 10%. L’hiver précédent, était au contraire notée une proportion plus élevée d’apiculteurs avait plus de 50% de pertes.

Une baisse globale dans tous les départements

Ces différences globales de mortalité se retrouvent pour de nombreux départements et environ 78% des départements présentent un taux moyen de mortalité plus faible que l’hiver dernier. Plus précisément, quelle que soit la catégorie d’apiculteurs, le nombre de départements avec plus de 20% de pertes en moyenne était supérieur l’an dernier, par rapport à cette hiver : par exemple, pour les apiculteurs avec moins de 10 colonies en hivernage, 58,3% des départements avaient un taux supérieur à 20% contre 97,9% pour l’hiver 2017-2018.

A noter que les résultats présentés concernent la France continentale. Les résultats pour les territoires d’outre-mer feront l’objet d’un retour personnalisé. De plus, ces résultats doivent être interprétés avec prudence. En effet, le nombre de participants à l’enquête est plus faible que l’an dernier (18,3% contre 28,9% en 2018). De plus, la population des enquêtées n’est pas représentative de la population source, que ce soit pour la taille des exploitations ou pour la répartition des apiculteurs par département. Ceci dit, les analyses des données ne montrent pas de biais de réponse de la part des apiculteurs : une surestimation de la mortalité semble être écartée.

Pour consulter les résultats, cliquez sur ce lien.

* Une colonie morte à la sortie d’hivernage = ruche avec que des abeilles mortes ; ruche vide ; colonie bourdonneuse (présence d’ouvrières, de mâles sous forme de couvain et/ou d’adultes et absence de reine) ; colonie avec moins de 500 abeilles. Les colonies qui avaient des chances de survie faibles à très faibles avant l’hiver ont été intégrées dans les calculs.

Tanit Halfon
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