L’enquête influenza aviaire 2018 en pratique

Tanit Halfon | 16.07.2018 à 15:07:47 |
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Les modalités de réalisation de l’enquête influenza aviaire 2018 sont précisées par une récente instruction technique de la Direction générale de l’alimentation. Comme l’an dernier, la surveillance sérologique doit être accentuée dans les élevages de palmipèdes.

Une instruction technique de la Direction générale de l’Alimentation du 06 juillet 2018 précise les modalités de réalisation de l’enquête influenza aviaire 2018.

Avec pour objectif d’apprécier la circulation du virus sur le territoire national, l’enquête consiste en une surveillance sérologique des virus de sous-types H5 et H7. Une surveillance accentuée dans les élevages de palmipèdes est prévue. Chez ces derniers, la prise de sang doit être systématiquement associée à un écouvillon, afin de pouvoir effectuer rapidement une analyse virologique en cas de résultat sérologique positif au laboratoire agréé, et ce, sans avoir à attendre la confirmation du laboratoire national de référence.

En pratique, chaque département a un nombre d’élevages à inclure d’office dans l’enquête, auquel il faut ajouter des exploitations tirées au sort par catégorie. Concrètement, la direction départementale de la protection des populations doit intégrer les élevages les plus à risque en tenant compte des facteurs de risque suivants : contamination potentielle par les oiseaux sauvages (zones humides à proximité, zones de rassemblement des oiseaux migrateurs) ; zones à forte densité de palmipèdes ; et élevages proches d’exploitations ayant eu un résultat sérologique ou virologique positif en 2017 ou début 2018.

Pour les élevages de palmipèdes à l’engraissement, un total de 300 sites à prélever est à prévoir pour l’année 2018 (contre 256 en 2016 et 436 en 2017), pour obtenir un taux de prévalence limite (TPL) de 1%, quand le TPL retenu pour confirmer le statut indemne est fixé à 5% pour les autres types d’exploitations. De plus, les élevages de palmipèdes non concernés par les dépistages obligatoires avant mouvement (élevages autarciques avec leur propre salle de gavage) doivent être ciblés en priorité.   

A noter que tous les élevages d’oies reproductrices doivent être prélevés. De plus, les ateliers de poulets plein air, de pintades er de ratites sont exclus de l’enquête. Enfin, pour cette année, les ateliers de cailles sont à réintégrer dans le dépistage.

La fin de la campagne de prélèvements est prévue pour le 30 octobre 2018.

Pour rappel, l’influenza aviaire circule à l’échelle mondiale. En Europe, entre le 1er octobre 2017 et le 3 juin 2018, 152 foyers et cas d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) ont été ainsi déclarés dans 12 pays européens, à savoir l’Allemagne, la Bulgarie, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Slovaquie la Suède, et la Suisse. Les sous-types H5N6 et H5N8 avaient été identifiés, dont 61 foyers et cas de H5N8. En décembre 2017, un cas d’IAHP H5N2 a été déclaré en Russie. Au niveau international, selon le dernier rapport de situation de l’Organisation mondiale de la Santé animale de février 2018, depuis 2013, 68 pays et territoires ont été touchés par l’IAHP, notamment en Asie et en Europe. Les sous-types H5N1, H5N2 et H5N8 sont les plus fréquemment identifiés. Si des tendances saisonnières sont identifiées, le rapport souligne bien que le risque d’apparition de la maladie existe toute l’année, les virus étant « établis de manière durable au sein des populations d’oiseaux. »

Tanit Halfon
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