L’enquête 2017 sur l’utilisation des animaux à des fins scientifiques est publiée

Tanit Halfon | 24.05.2019 à 12:47:50 |
souris labo
© istock-filo

La souris est l’animal le plus utilisé, suivie des poissons, du rat et du lapin. La recherche fondamentale est le secteur le plus concerné.

Pour la quatrième année consécutive, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a publié une enquête statistique sur l’utilisation des animaux, vertébrés et céphalopodes, dans les procédures expérimentales.

 En 2017, 1 914 174 utilisations d’animaux ont été répertoriées, en légère baisse par rapport à 2016 (-0,2%). Néanmoins, un plus grand nombre d’établissements a répondu à l’enquête (+8,2%) impliquant une baisse du nombre moyen d’utilisation d’animaux par établissement.

La souris est l’animal le plus représenté (59%), suivie du poisson, toutes espèces confondues (14%), du rat (10%) et du lapin (7%). Les autres animaux sont largement moins concernés  (moins de 2%). De plus, les primates non humains ne représentent que 0,19% des utilisations, un pourcentage en hausse (+7%). Aucun grand singe n’étant répertorié.

Comme en 2016, les animaux utilisés proviennent majoritairement de l’Union européenne (92%), les animaux nés hors de l’Europe ne représentant que 5,4% des utilisations.

Le secteur de la recherche fondamentale totalise 38% des utilisations d’animaux, suivi des études toxicologiques ou réglementaires pour les médicaments à usage humain ou vétérinaire et pour des produits alimentaires (30%), et des recherches appliquées pour les pathologies humaines, animales ou végétales ou sur le bien-être des animaux (25%). En outre, 30% des utilisations concernent des protocoles visant à satisfaire des obligations réglementaires, notamment pour les médicaments à usage humain et vétérinaire.

La plupart des procédures expérimentales sont classées comme légère et modérée. Seules 17% des utilisations d’animaux concernent des procédures sévères, les souris, les poissons et les rats y étant les animaux les plus représentés. Ces pourcentages sont relativement stables par rapport à 2016.

Enfin, seuls 2% des utilisations correspondent à des animaux réutilisés, les reptiles étant de loin les plus représentés.

A noter que l’enquête dénombre les utilisations, impliquant qu’un animal peut être comptabilisé plusieurs fois en cas de réutilisation. En outre, elle ne tient pas compte de tous les animaux utilisés par la recherche. Ainsi, elle exclut :

- les animaux élevés dans les établissements utilisateurs et non impliqués dans des procédures expérimentales ;

- les animaux impliqués dans des procédures en-dessous du seuil de contrainte, dont les animaux génétiquement altérés qui ne présentent pas de phénotype dommageable ;

- les animaux euthanasiés selon des méthodes réglementaires pour prélèvement d’organes ou de tissus à des fins de méthodes alternatives;

- les autres modèles de recherche invertébrés comme les insectes (drosophiles) et les vers (C. elegans).

Pour consulter l’enquête, cliquez sur ce lien.

Pour consulter les enquêtes des années précédentes, cliquez sur ce lien.

NB :

L’utilisation des animaux à des fins expérimentales repose sur la règle des 3R. Elaborée à la fin des années 1950, et reprise dans la législation européenne (directive 2010/63/UE), cette règle fixe la ligne de conduite à adopter pour l’expérimentation animale :  
- remplacer : privilégier, si possible, une procédure scientifiquement satisfaisante n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants ;
- réduire : réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés sans compromettre les objectifs du projet ;

- raffiner : améliorer les conditions d’élevage, d’hébergement et de soins, ainsi que des méthodes utilisées dans les procédures, pour éliminer ou réduire au minimum toute douleur, souffrance ou angoisse, ou tout dommage durable.

Tanit Halfon
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