L’Efsa donne libre accès à ses données

Tanit Halfon | 22.01.2019 à 16:36:29 |
europe
© BeeBright - iStock

L’Autorité européenne de sécurité des aliments a annoncé vouloir publier les données utilisées dans ses productions scientifiques.

Dorénavant, les données utilisées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments seront librement accessibles.

Ce partage des données concernera plusieurs domaines d’étude, entre autres les habitudes de consommation alimentaire, les résidus de pesticides dans les aliments, les contaminants chimiques et additifs dans les aliments, les foyers épidémiques de maladies d’origine alimentaire ou la résistance aux antimicrobiens. Elles seront mises à disposition sur la plateforme Knowledge Junction.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté de transparence de l’Agence européenne, mais permettrait aussi d’assurer « la reproductibilité et la réutilisation des preuves utilisées dans les évaluation des risques liés à la sécurité de l’alimentation humaine et animale. » Ainsi, dans le dernier rapport de l'Agence sur cette question, plusieurs avantages au libre partage des données sont citées. Entre autres, une réduction des études et enquêtes du fait de la disponibilité de données de qualité, un développement facilité de services et produits, une meilleure compréhension des conclusions des évaluations de risque, ou encore un levier de décision pour les producteurs.

Cette évolution dans la politique de l’Efsa avait été annoncée en avril dernier par la Commission européenne, et faisait directement suite aux critiques concernant l’avis de l’Agence sur la dangerosité du glyphosate. En effet, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) avait annoncé en mars 2015 que la molécule était probablement cancérigène, alors que l’Efsa soutenait le contraire. Cette situation avait motivé l’Agence européenne à partager ses données brutes utilisées lors de l’évaluation de la sécurité du glyphosate. Dans ce contexte, la Commission européenne voulait notamment rendre publiques les données relatives aux demandes d’autorisation des substances chimiques, créer un registre qui listerait l’ensemble des études entreprises en vue d’obtenir une autorisation de mise sur le marché, laisser les Etats-membres désigner un membre du conseil d’aministration de l’Agence, ou encore laisser la possibilité en cas de doute à la Commission de commander à l’Efsa des études complémentaires dans le cadre de l’évaluation des risques. A noter que l’Agence était déjà la cible d’autres critiques : conflits d’intérêts, études des industriels utilisées pour l’évaluation des risques, manque de transparence.

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien.

Tanit Halfon
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