L’Anses assure une nouvelle mission sur les vecteurs

Tanit Halfon | 27.02.2019 à 10:52:52 |
moustique tigre
© istock-flubydust

Depuis mai 2018, le nouveau groupe de travail « Vecteurs » de l’Agence nationale de sécurité sanitaire est en charge d’évaluer les modalités de lutte anti-vectorielle, et de proposer des recommandations d’orientations de recherche.

Au 1er janvier 2018, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) s’est vue confier une nouvelle mission d’évaluation des risques sur les vecteurs. Dans ce cadre, depuis mai dernier, un nouveau groupe de travail (GT) « Vecteurs » a été constitué. Rattaché au comité d’experts spécialisés « Santé et bien-être des animaux », son objectif est d’évaluer la lutte anti-vectorielle. « Nous allons étudier les conditions d’usage des pesticides, et voir s’il existe d’autres pistes », a ainsi expliqué Gilles Salvat, directeur général délégué pour la recherche et la référence lors d’une conférence de presse organisée le lundi 25 février au Salon international de l’Agriculture.

Avec ce nouveau groupe, l’Agence assume une partie des missions du centre national d’expertise sur les vecteurs créé suite à la crise du chikungunya de 2006. Le groupe de travail a ainsi déjà publié un avis sur l’analyse de la stratégie de lutte anti-vectorielle mise en œuvre à la Réunion depuis 2017.

De plus, avec le risque d’introduction de la peste porcine africaine (PPA) sur le territoire, l’Agence a décidé de se pencher sur la question des éventuels vecteurs de la maladie. « La question de la vectorisation de la PPA fait partie des sujets qui nous préoccupe », a –t-il souligné. Pour rappel, les tiques molles du genre Ornithodoros sont des réservoirs et vecteurs biologiques connus du virus. Et à ce jour, selon l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), ils constituent « les seuls hôtes arthropodes naturels connus du virus. » En Europe, la tique est présente en péninsule ibérique, mais selon Gilles Salvat, pour le moment, les conditions ne sont pas encore réunies pour qu’elle remonte. Dans ce contexte, l’Agence s’est auto-saisie pour étudier les vecteurs susceptibles de participer à la transmission de la PPA en France métropolitaine, ainsi que la persistance du virus dans l’environnement, notamment le rôle possible de la microfaune terrestre ou entomofaune. Pour ce faire, un appel à candidatures d’experts scientifiques a été lancé le 18 février dernier, et sera ouvert jusqu’au 11 mars 2019. Cette question fait aussi l’objet d’une thèse universitaire sur la capacité vectorielle des tiques molles, encadrée par l’Agence encadre en association avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

Pour en savoir plus sur les vecteurs et le rôle de l’Anses, cliquez sur ce lien.

Tanit Halfon
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