L’Allemagne, un nouveau soutien pour le budget de la future PAC

Clothilde Barde | 30.07.2018 à 07:30:00 |
Drapeaux européens
© Jorisvo – iStock

Le 16 juillet, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert, et son homologue allemande, Julia Klöckner, ont annoncé leur projet commun concernant la future politique agricole commune (PAC).

« Je me félicite que l’Allemagne nous ait rejoint dans l’opposition au projet de budget proposé par la commission sur la PAC ! » a indiqué le 16 juillet Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l'Alimentation, interrogé sur le bilan des discussions qui ont eu lieu avec Julia Klöckner, ministre fédérale allemande de l'Alimentation et de l'Agriculture. En effet, comme ils s'y étaient engagés à l'occasion de leur rencontre le 25 juin, les ministres ont travaillé à une contribution commune à la préparation de la future PAC 2021-2027. Cette dernière devra répondre aux enjeux économiques, environnementaux et climatiques mais aussi plus largement à la demande sociétale croissante vis-à-vis du secteur agricole pour une alimentation plus sûre et plus durable.

Vingt états déjà engagés
A l'initiative de la France, un mémorandum avait été acté le 31 mai à Madrid par la France, l'Espagne, le Portugal, la Grèce, l'Irlande et la Finlande. Ces six états appelaient alors à une augmentation de la proposition de budget pour la PAC, pour qu'il conserve son niveau actuel. A l'issue du conseil des ministres de l'Agriculture du 18 juin, 14 nouveaux états membres (Croatie, Chypre, République tchèque, Hongrie, Lituanie, Luxembourg, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Belgique, Lettonie, Autriche, Estonie et Slovénie) ont accordé leur soutien au mémorandum dit "de Madrid". « Nous sommes partis à Madrid nous étions six, aujourd'hui nous sommes vingt » avait ainsi indiqué Stéphane Travert à cette occasion. 

Un nouveau soutien
Le 16 juillet, c’est donc l’Allemagne qui s’est ralliée à cette même demande. En effet, pour parvenir aux objectifs ambitieux qu’ils se sont fixés, les ministres français et allemands ont confirmé qu’ils défendaient la stabilisation du budget de la PAC à son niveau actuel. Ils ont par ailleurs insisté sur l’importance du relèvement de l'ambition environnementale, de l'amélioration du ciblage des aides directes, du renforcement des outils de gestion des risques et des crises et plus largement des outils de la PAC pour accompagner la structuration des filières et leur montée en gamme. Stéphane Travert a souligné l’importance de ce soutien : « Une parole commune franco-allemande est essentielle pour garantir la valeur ajoutée européenne de cette politique majeure de l’Union Européenne. Elle doit permettre la modernisation de nos agricultures afin de les rendre plus compétitives et répondre toujours mieux aux attentes des citoyens et des consommateurs européens. »

Des attentes fortes 
Il reste maintenant à attendre la décision sur une éventuelle adoption d'un accord politique pour la prochaine PAC qui sera prise au printemps 2019 par le Conseil et le Parlement européen. Des négociations inter institutionnelles à ce sujet devraient encore avoir lieu jusqu’en décembre 2018. 

Clothilde Barde
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