Julie Garnier : « Nous devons reformuler notre position par rapport à la nature »

Marine Neveux | 24.02.2017 à 11:02:12 |
Julie Garnier
© Odyssey Conservation Trust

Diplômée du Royal Veterinary College de Londres et lauréate 2016 des Femmes en or dans la catégorie environnement, notre consœur Julie Garnier est à l’initiative de l’ Odyssey Conservation Trust.

Très engagée pour la faune sauvage et la préservation de l’environnement, Julie Garnier (A 88) a consacré sa thèse de doctorat vétérinaire au rhinocéros noir, alors en voie d’extinction. Son parcours professionnel l’a menée en Afrique, au cœur du terrain, où elle a pu développer son approche globale de la santé humaine et animale et de l’environnement. Entretien avec notre consœur, au parcours aussi brillant qu’engagé.

Comment avez-vous mis en place cette approche holistique de la biodiversité ?
L’approche One Health me semble nécessaire. Il y a une vraie place pour les vétérinaires, qui méritent de s’engager dans cette voie. La problématique de la santé animale et publique va croissante, avec la perte de la biodiversité, le changement d’agents pathogènes, le réchauffement climatique. Le rôle du vétérinaire est de diffuser un message.

Votre approche est de terrain, au contact des populations indigènes et de leurs problématiques ?
En effet, je suis vraiment impliquée sur le terrain et sur la mise en place de programmes qui visent à résoudre de réelles problématiques avec des personnes en local. Nous travaillons avec les gouvernements, aux niveaux local, régional, international. J’œuvre avec des personnes sur le terrain depuis 25 ans. Cette approche holistique est nécessaire. Ce sont les habitants qui identifient les problématiques. Un peu comme un vétérinaire qui arrive dans un élevage, ma démarche est toujours diagnostique. Nous sommes les seuls dans cet univers à vouloir apporter des solutions pragmatiques, car nous avons été formés ainsi. Nous sommes là pour considérer le point de vue des élevages.

L’approche est donc nécessairement holistique ?
Le contexte de base est la conservation de la biodiversité. Je travaille souvent avec des vétérinaires, des anthropologues et des biologistes. Je constate que l’approche One Health est de plus en plus reconnue. Nous sommes tenus d’avoir cette approche, avec ses trois composantes : santé humaine, animale et environnement. Nous devons reformuler notre position par rapport à la nature. C’est une voie dans laquelle la profession doit s’engager ! 

Découvrez l'intégralité de l'interview dans La Semaine Vétérinaire n°1708 du 24 février 2017

Marine Neveux
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