Interfaces explore les maladies virales émergentes aux frontières entre faune sauvage et domestique - Le Point Vétérinaire.fr

Interfaces explore les maladies virales émergentes aux frontières entre faune sauvage et domestique

Source : ENVT

| 29.03.2024 à 10:01:00 |
© DamianKuzdak/Istock

L’École Nationale Vétérinaire de Toulouse (ENVT) (UMR IHAP – ENVT/INRAE) et le Ceva Wildlife Research Fund nouent un partenariat stratégique permettant la création de la chaire mécénale INTERFACES. Installée au sein de l’école, elle aura pour but de porter des projets de recherche sur l’émergence virale à l’interface entre faune sauvage et animaux domestiques.

A l’issue du processus de sélection, Pierre Bessière (T17) a été nommé titulaire de cette chaire. Vétérinaire, il est détenteur d’un doctorat universitaire en virologie. Son expertise porte notamment sur l’émergence de virus influenza aviaires hautement pathogènes et sur la capacité de ces virus à franchir la barrière d’espèce. Pierre Bessière est par ailleurs très actif en recherche clinique, mais aussi en médiation et communication sur les maladies virales émergentes.

La grande majorité des maladies émergentes virales humaines sont d’origine animale, avec une forte implication des animaux sauvages. Mieux comprendre comment les virus responsables évoluent et diffusent dans les populations animales est la première étape pour protéger la santé humaine. C’est dans ce contexte que la chaire mécénale INTERFACES a été créée.

Cette chaire s’intéressera particulièrement aux virus influenza aviaires, aux interfaces entre animaux domestiques et animaux sauvages, et entre oiseaux et mammifères.

En parallèle, d’autres virus émergents ou ré-émergents en France seront étudiés, comme le virus de la maladie de Carré, pour lequel on observe actuellement une circulation accrue dans les faunes sauvages et domestiques, et celui de la péritonite infectieuse féline, pour lequel un variant plus pathogène est récemment apparu en Europe. Ces deux virus font peser une menace sur la conservation des carnivores sauvages, tout en impactant la santé des carnivores domestiques. Des projets de surveillance, couplés à des investigations en laboratoire, permettraient de mieux comprendre leur épidémiologie, et notamment leur circulation à l’interface entre les compartiments sauvages et domestiques.

Ces projets impliqueront des partenariats avec un réseau de structures impliquées dans le diagnostic ou la surveillance des maladies, comme l’Office Français de la Biodiversité (OFB), l’Association des Vétérinaires de Parcs Zoologiques (AVPZ) ou les Centres hospitaliers Universitaires Vétérinaires (CHUV) des écoles nationales vétérinaires françaises. Ils serviront également de support pour la formation initiale des vétérinaires, la formation continue et la formation à la recherche (avec l’encadrement d’étudiants en master, en thèse d’exercice vétérinaire et d’un étudiant en thèse d’Université).

Source : ENVT

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