Influenza aviaire : Stéphane Le Foll se veut positif

Stéphanie Padiolleau | 21.03.2017 à 18:12:11 |
Stéphane Le Foll et Bruno Ferreira (à droite) en conférence de presse le 20 mars 2017
© Stéphanie Padiolleau

L'épizootie d'influenza aviaire touche à sa fin, le ministre a fait le point sur les conditions d'indemnisation et de repeuplement des élevages.

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll constate la diminution du nombre de suspicions de foyers d’influenza aviaire ces derniers jours. «  Je serai prudent, mais tout laisse à penser que nous arrivons au bout de cette épizootie » a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse lundi 20 mars 2017. Il évoque une stratégie de gestion « douloureuse » (1,7 millions de volailles abattues dans les foyers, et 2,3 millions de canards abattus préventivement), dans laquelle les recommandations de l’Anses ont été « appliquées de façon stricte » pour faire face à un virus agressif, très contagieux, et dont la durée d’incubation est courte. Le 20 mars, 465 foyers sont comptabilisés. 

Il a particulièrement insisté sur trois points : la reprise d’activité dans les zones réglementées, les projets pour la filière de production des palmipèdes à foie gras et les indemnisations.

En ce qui concerne les indemnisations des éleveurs et de l’ensemble de la filière, le ministre souligne que la gestion financière des crises d’influenza aviaire obéit à des règles européennes. L’Etat anticipe sur le versement des fonds européens qui ne sont débloqués qu’après le constat des pertes, comme cela a été le cas lors de la première épizootie en 2015/2016. Pour la seconde épizootie, les premières avances relatives aux abattages dans les foyers sont versées depuis début février, celles relatives aux abattages préventifs depuis mi-mars, et il reste les pertes de productions qui seront indemnisées à partir de fin avril.

La France demeure en zone à risque élevé en attendant un avis de l’Anses, mais des dérogations sont accordées liées à l’application des mesures de biosécurité, à l’exception bien sûr des zones réglementées. Les exploitations dépeuplées pourront reprendre la production de gallinacées s’ils sont dans une zone stabilisée depuis au moins 3 semaines, et sous respect de plusieurs conditions. Pour les palmipèdes, deux secteurs ont été définis : l’un très atteint (départements des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées, du Gers et de la Haute-Garonne) et où des zones non stabilisées persistent, et qui ne pourra être repeuplé que vers fin mai 2017 si la situation continue d’évoluer favorablement, et après parution d’un arrêté ministériel fixant les conditions du repeuplement ; et l’autre moins touché dans lequel la remise en place des animaux sera possible après levée de la zone réglementée en respect de conditions de biosécurité et avec des parcours assainis.

Stéphane Le Foll a redit son attachement à la production de foie gras, et à la production de plein air. Il a lancé une série de réunions de réflexion qui devraient aboutir à la signature le 13 avril prochain, d’un pacte entre les différents acteurs de la filière permettant d’assurer la pérennité de la filière dans de bonnes conditions. 

 

Stéphanie Padiolleau
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