Influenza aviaire : Le niveau de risque devient élevé sur tout le territoire

Stéphanie Padiolleau | 06.12.2016 à 17:06:08 |
une oie
© scooperdigital -iStock

Le niveau de risque d’influenza aviaire passe de modéré à élevé sur tout le territoire, ce qui s’accompagne de mesures de protection des volailles autant en élevage qu’en basse-cour.

Des mortalités dans l’avifaune sauvage dans le Pas-de-Calais et la Haute-Savoie, ainsi que dans des élevages du sud-ouest ont conduit les autorités à élever le niveau de risque sur l’ensemble du territoire depuis le 6 décembre 2016. En élevage, l’épizootie d’influenza apparaît plus meurtrière pour les canards que celle subie l’hiver dernier, et pour l’instant seule la souche H5N8 est détectée. En plus des deux foyers sauvages, sept concernent des élevages de canards, avec deux foyers d’une même commune dans le Tarn et des élevages en lien épidémiologique avec l’un deux, fournisseur de canards prêts à gaver, dans le Gers (3 exploitations), les Hautes-Pyrénées (1) et le Lot-et-Garonne(1).

Conséquences de l’extension du niveau de risque sur l’ensemble du territoire :

- Les oiseaux domestiques doivent être protégés des contacts avec l’avifaune sauvage, soit par confinement, soit grâce à des filets de protection sur les parcours extérieurs et en empêchant l’accès aux points d’eau naturels. Cela concerne autant les élevages commerciaux que les basses-cours. Des dérogations sont possibles, mais uniquement pour les élevages commerciaux et s’il y a un risque de perte de label ou d’appellation, mais ce point est en cours de discussion. 

- Les rassemblements de volailles vivantes sont interdits, sauf dérogation lorsque les organisateurs peuvent prouver la mise en place de mesures destinées à empêcher totalement les contacts avec l’avifaune sauvage, mais aussi entre des volailles issues d’élevages distincts et en limitant le risque de transmission par les visiteurs.

- Les lâchers d’oiseaux sauvages destinés à la chasse sont interdits. Une dérogation peut être obtenue pour les faisans et les perdrix sous certaines conditions liées au moment et au lieu du lâcher. Aucune ne sera accordée pour les canards colverts, ou s’il y a des canards dans l’exploitation d’origine des gallinacées.

- Il est fortement conseillé d’appliquer les mesures de biosécurité prévues dans l’arrêté du 8 février 2016 à tous les élevages, y compris aux basses-cours.

 

Stéphanie Padiolleau
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK